de la Nature. 213
que le soir il doit se coucher, jusqu’à la pensée " ■
sublime de Newton , qui embrassait tout le L’Homme
8 L u !..
système de la nature.
U ne faudroit point commencer par dé-composer l’intelligencelde l’homme en société ;ses raisonnements font trop abstraits ; il seroitplus simple de ne commencer à faire usagedu fil analytique , que par l’homme sauvage :tels étoient ces deux êtres à figure humainequ’on trouva en 1719 dans les Pyrénées , &qui couroient à la façon des quadrupèdes ;tel nous avons vu à la cour d’Angleterre lepetit homme des bois , rencontré auprès d’Ha-novre ; tel étoit encore mieux cet enfant qu’onarrêta en ié^dans les forêts de Lithuanie, quivivoit parmi les ours, marchoit fur lès pieds& fur ses mains , & n’avoit aucun langage.
Je ne crois pas qu’un philosophe puilíè mieuxopérer sur la pensée naissante , que dans unhomme bien organisé qui ne parle pas.
Ce jeune sauvage avoir cependant un lan-gage d’action, qui lui étoit nécessaire pour ex-primer ses besoins à l’ourse qui l’avoit allaité.
II faudroit examiner la nature de cette pan-tomime , former , s’il étoit possible , le dic-