2^4 De la Philosophie
:-— tionnaire de cette langue muette, & chercher
Partie p Cn f ant pouvoit le perfectionner jusqu’à for-mer un syllogisme.
Le langage des signes conduit à celui dessons articulés ; & quelle source d’observa-rions fines, d’idées neuves & de détails heu-reux ne tait pas naître la grammaire com-parée ? II n’eíl point indifférent au logiciend étudier les pensées des hommes ; dans laprosodie de leurs langues , un peuple qui nes’exprime que par des gloussements, ne rai-. sonne pas comme celui dont la langue admetdes sons heureusement filés, des inflexionsqui les nuancent & une mesure constante quien caractérise le mouvement.
11 doit y avoir une gradation marquéedans l’intelligence naissante de trois hommes,dont l’un parle une langue à syllabes iné-gales , & faite pour la poésie ; l’autre unelangue phlegmatique , qui doit à la rime laméchanique de ses vers ; & le troisième , unidiome barbare , fans mesure & sans rime ;entre un Grec , un Anglois & un Hottentot.
Je me persuade aussi qu'une langue musi-cale est plus favorable au développement de