de la Nature. 231
Un esprit juste n’a pas besoin du vainéchassaudage des arguments en forme , pourappercevoir ia connexion ou la discordancede deux idées; on a remarqué que de tousJes philosophes, les géomètres étoient ceux quifaisoient le moins de syllogismes, & certai-nement Archimede & Diophante , se sontmoins trompés que Scot, Duhan & Da-goumer.
11 est plaisant que les philosophes de l’écoleveuillent que , pour raisonner avec justesse ,on sache que trois propositions peuvent êtrerangées de soixante maniérés , & qu’il n’y ena qu’environ quatorze où l'on puisse être assuréque la conclusion est bien déduite des pré-misses ; il s’ensuivroit de-là , qu’il n’y a pointeu d’être raisonnable avant Aristote , & qu’onvoit moins de logique dans les quatre tomesde Locke , que dans l’acte de licence d’unbachelier.
L’homme a une faculté naturelle d’apper-cevoir la convenance ou la contrariété dedeux idées fans le secours des modes & desfigures barbares du syllogisme ; l’œil de sespritest blessé d’un mauvais raisonnement, comme
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L’Homme
SEUL.
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