_rzr De la Philosophi*
t -I’oeil corporel d’un amas de décombres : &
Partie ll- . .
voir alors, c est juger avec justesse , quoiqu’on
n'admette ni prémisses ni conséquence.
Rien n’a plus contribué à étendre l’igno-rance scientifique des logiciens de l’école,que l’abus des mots, & c'est principalementdans le remede à cet abus , que je fais con-sister le méchanisme de la logique de lanature.
Une langue dont les mots les plus simplessignifient plusieurs idées complexes, est bonnepour un peuple grossier , qui n’a que des be-soins • mais non pour un peuple civilisé quia une philosophie.
J’ai dit que l’analyse exigeoit la décom-position des idées : ainsi il est utile de n’en-visager d’abord un objet que par une de sesfaces , afin d'être plus à portée de le définir ;mais si les logiciens inventent des mots, quifassent supposer que les attributs qu’ils ontdécouverts dans un sujet existent réellementhors de la pensée , ils abusent de sart d’abs-traire , & chaque raisonnement où ils fontentrer ce mot scientifique est un sophisme.
Les mots qui ont un sens particulier dans
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