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Tome troisieme.
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234 De la Philosophie

scientifiques, conduit à la barbarie , aufix aisé-ment que les mots parasites ; tout le tempsqu’on emploie à l’étude des mots , est perdupour l’étude des choses.

Comme ('imagination a eu la plus grandepart â la fabrique des langues ; il s’ensuit quele nombre des tropes l’eniporte de beaucoupfur celui des mots simples ; bientôt on s’ac-coutume à confondre l’objet réel avec l’image,& une nation a cent poètes pour un phi-losophe. [a)

Les philosophes eux-mêmes , contribuentà épaissir le nuage répandu fur ('entendementhumain, en fixant le sens des mots qui ex-priment des idées archétypes ; combien lestermes à'ame , de substance & de matièren’ont-ils pas f it naître de disputes , quandon a voulu les appliquer à des êtres parti-culiers ? A qui tient il que ces querelles desfcholastiques n’ensanglantent la terre commeles querelles des rois ?

ta) C’est principalement en Afie que cet abus paraîtdans toute son étendue; les loix sont ordinairement envers , chacun les interprète à sa façon Si les peuples n'cnsont pas mieux gouvernes.