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Tome sixieme.
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de là Nature. 115

íes hommes dut être rétablie , c’est sur-tout al’ìnstant où toutes les grandeurs de conventiondisparoiflent, & où la cendre du plus vil des

n’y a presque pas de mot, dans le texte que je viens d’ex-poser , qui ne prête à la critique du philosophe de la nature.

Le luxe n’a jamais produit la puissance d’un état ; maisordinairement il en est la production. Rome pauvre, avecle fer de Scipion 8c de Paul Emile, a conquis le monde ;Rome, subjuguée à son tour par l’or des nations, est de-venue «sabord l’esclave de ses despotes, Sc ensuite la con-quête des Barbares.

Puisque le luxe ne fait pas le bonheur des individus, il nesauroit faire celui des états. L'idée que l'homme social estheureux de ce qui fait l'infortune de l'homme physique, est dumachiavélisme , 8c non de la nature.

Comment ose-t-on dire qu’on ne trouve pas une nationfoible , eu égard à son territoire , qui soit heureuse >II faut donc, pour adopter la théorie du luxe, fermerles yeux Sc les livres. Quoi! ni Sparte ni Venise n’ontété heureuses; 8c ce bonheur, que la nature a refusé à desétats qui savent se borner, se trouveroit dans ce vasteempire de la Russie , qui hier étoit encore barbare » 8c dansces contrées immenses de la Pologne, mutilées par troispuissances, 8c fur le point de devenir un désert?

On a beau écrire avec esprit en saveur de luxe , il n’enest pas mo ins vrai que c’est un poison lent qui altère peu àpeu toutes les facultés politiques d’un état. II est bientriste qu’un peuple ainsi gangréné ne prévoie pas fa ruine.Que dirois-je des écrivains qui ne lui montrent que l’éclatpassager du feu qui le dévore i

L’H o m m savec Dieu.