ij DISCOURS HISTORIQUEprojet considérable qui ne donnât lieu à des disputesvives. La lumière auroit dû naître du choc des opi-nions: mais ceux qui avoient souvent l’esprit assezbon pour sentir la vérité, n’avoient pas assez de talentpour la montrer dans sa pureté ; ils succomboient, sansconserver le mérite d’avoir combattu pour elle, sousle poids de l’autorité et de la réputation.
En travaillant sur la théorie des eaux, je n’ai pasprétendu résoudre toutes les difficultés que ce sujetprésente : mon but a été principalement d’écartertoutes celles qui y avoient été introduites, et de ren-dre bien saillantes celles qui existent réellement. Simon ouvrage n’a pas le mérite d’étendre autant queje l’aurois désiré les limites d’une science aussi im-portante, j’espere qu’il servira du moins à mieux diri-ger les efforts des savants, à encourager ceux qui selivrent aux observations, et à les convaincre par monexemple qu’on peut, avec les talents les plus ordi-naires, contribuer aux progrès de la philosophie na-turelle , et marquer les écarts des hommes de génie..
Les anciens connoissoient les loix de l’hydrosta-tique ; ils contenoient les fleuves dans leur lit ; ils éle-voient des ponts sur les parties les plus rapides de leurcours; ils faisoient serpenter ceux dont le courant n’a-voit pas assez de lenteur pour favoriser la navigation ;;ils creusoient des canaux pour les unir; ils en déri-voient des eaux abondantes pour fertiliser les campa-gnes et pour embellir les villes ; en un mot, si on ex-cepte quelques inventions particulières, telles que les;