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Nouveaux principes d'hydraulique, appliqués a tous les objets d'utilité et particulièrement aux rivières : précédés d'un discours historique et critique sur les principaux ouvrages qui ont été publiés sur le même sujet / par ... Bernard
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NOUVEAUX PRINCIPES

0.66

soit égale à celle qui pourrait être produite par la chute libre de lahauteur des sections. Il est donc évident quà proportion quonrendra la chute des eaux plus complété, on fera baisser davantageleur niveau. Le Rhône, au-dessous de Tarascon, indépendammentde ses bords ordinaires, est «contenu par des digues élevées. Onm*a assuré que, lorsque ses eaux sélevoient à une trop grandehauteur et exposoient la ville à être inondée, des paysans faisoientclandestinement quelques petites ouvertures aux digues. Les eauxaugmentaient rapidement ces breches, détruisoient les chausséessur de très longs espaces : leur écoulement devenant plus libre,leur niveau en amont sabaissoit. La ville étoit ainsi garantie, oudu moins les dangersquelle courait diminuoient, il est vrai que celase faisoit aux dépens du terroir dArles, qui était nécessairementinondé.

SECTION XVI.

De Vembouchure des rivières.

347- Les grandes rivières cessent de montrer des cailloux long-temps avant de parvenir à leur embouchure. Si quelquefois , lors-quelles sont sur le point de mêler leurs eaux avec celles de la mer,'elles coulent sur des matières pareilles, on doit considérer ces gra-viers comme le sol naturel de ces rivières, et non comme des corpsquelles aient amenés. Ces corps seraient sans doute souvent fortmultipliés à lembouchure des rivières, si leur transport dépendoitsimplement de la rapidité des eaux, ainsi quon lavoit cru jusquàprésent: mais ce principe nest pas admissible. Guglielmini, quilavoit établi, nétoit parvenu à le concilier avec les phénomènesquen supposant que les cailloux étaient toujours réduits en sableavant de parvenir à lembouchure des fleuves.

Le P. Frisi, en rejettant les idées de Guglielmini sur la destruc-tion des cailloux, convenoit que les fleuves en charieroient prèsde leur embouchure, si les eaux navoient pas perdu dans la partiesupérieure de leur lit une vitesse suffisante pour les amener jusques-