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Nouveaux principes d'hydraulique, appliqués a tous les objets d'utilité et particulièrement aux rivières : précédés d'un discours historique et critique sur les principaux ouvrages qui ont été publiés sur le même sujet / par ... Bernard
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D 1 HYDRAULIQUE*<}

chies. leur vitesse moyenne, selon que leur lit ou laffouillementest plus profond , est beaucoup moins considérable quici lahauteur des sections est moindre , et la pente assez grande sur unpetit espace.

Il est évident que la chute des eaux en aval de la barre est dau-tant plus complété, que celle-ci est formée de matières plus tenaceset quelle est plus élevée. Quant à la rapidité des eaux, on voi t quelle,doit varier beaucoup ; cela dépend de la profondeur et de la pentedu canal quelles suivent : or ces objets sont sujets à des variationsinfinies.

352. Les barres sont dautant plus elevees , que les eaux des ri-vières séchappent par un plus grand nombre dissues, et que lefond de la mer a moins de profondeur à lendroit répondent lesembouchures.

Lorsque le Rhône entroit parle Bras defer ses eaux se perdoientdans des endroits il ny avoit que de très bas fonds ; aussi les pro-grès de ses atterrissements étoient alors fort lents , et sa navigationnétoit jamais interrompue par le défaut de profondeur de ses eaux;mais depuis que le Rhône sest considérablement approché de lEstà son embouchure, comme la côte est basse dans cet endroit, sesatterrissements élevent sensiblement le fond dans des espaces detemps fort courts, et ce fleuve a souventpeu de profondeur lorsquilmêle ses eaux avec celles de la mer.

353, La formation des barres est due au choc des eaux des fleuvescontre celles de la mer, et leur position change selon que les pre-mières sont plus ou moins'puissantes que les secondes. Dans la Mé-diterranée, les fleuves ne présentent des changements à leur em-bouchure quaprès des crues ou après des tempêtes ; mais, danslOcéan, ces causes sont encore modifiées par le flux et le reflux.

Les barres ne sont pas seulement formées des sables et du limonque les rivières charient; la mer, en sélevant sur les côtes par leflux, sur-tout lorsquelle est agitée par des vents impétueux, charieaussi des sables et des gmviers^ sil sen trouve sur son fond, et sur-tout si le fond a peu de profondeur