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Tome premier.
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4 DU RESSORT

duit un air rarefie , qui ne difFere de l’air ordinaire , qve parce qu’ilcst plus rare ; & en esset on y remarque les essets qui fönt propres &particuliers ä l’air , tel qu’est k propagation du fon , qui quoique foi-blement ne laisie pas de fe faire entendre au travers de ce vuide; telqu’est auffi le retardement des pendules & des autres mouvemens, quisupposent k resistance de fair.

Car il n’y a guere d’apparence de dire , que la portion de l’air grossster demeuree dans le recipient, ayant fFliberte de fe dilater, est süf-fisante pour emplir cet efpace qui paroit vuide j puisqu’il n’est pas con-cevable que cette diktation des corps qui fe rarefient , fe fasse autre-ment que par k differente position des parties , qui etoient prochesles unes des autres par k den fite , & qui s’eloignent £c fe separent park rarefaction •, ce qui demande un autre corps , qui puisse occuper lesintervalles que les parties du corps rarefie kissent entre elles en s’eloi-gnant.

» Elle a une II fe fait encore une autre experience dans k machine du vuide,

jjefanteur dont il n’est pas aife de rendre la raifon , fans iupposer dans k partieegale a so j u i, t n e Je p a j r une pesanteur egale a k subtilste : car si k subtilste kU U Ue ' rend capable de penetrer un corps auffi solide qu’est le verre du reci-pient , en pasiant entre les intervalles des corpuicules dont il est com-pose, il paroit qu’elle fait au dedans des effets de comprestion qui peu-vent avec raifon etre attribuez a fa pefanteur.

Qiii Iu! Ayant enferme des gouttes d’eau & de mercure dans le recipient,donne la on a remarque que lorfque l ? on en a fait fortir toute la partie größerepuissancc de l’air , autant qu’il est poffible , apres avoir pompe autant qu"il est°™' ]es necesiaire, il n’arrive aueun changement ä ces gouttes, qui devroient•corpuscu. s’appktir & quitter leur figure fpherique , si elles n’etoient pas foute-les qui nues par k comprestion de k partie subtile de 1’air , qui agit egale-lontimpe- ment p ar f a pefanteur : car quoique la pesanteur de soi ne porteles', neuables. cor p S q ue vers un s cu l cote , fcavoir vers le centre de la terre , k pe-santeur de la partie subtile de l’air ne kille pas d’agir sui- les corpuscu-les de tous les fens, ainsi qu’il fera explique dans k suite : Lc cela fefast de metae que l’on void fair, 1’huile , & les autres corps liquidesenfermez dans l’eau s’amaster en rond , leurs parties etant soutenues Lcpoufsees de tous les cotez par k comprestion qu’ils y souffrent, Lc quin’est causee que par la pesanteur de 1’eau qui les environne : car onvoid aussi que les corps liquides Lc capables de congelation, commel’huile d’olive , ne prerient point cette figure spherique dans la con-gelation , datis laquelle il fe reneontre que plufieurs parties non coa-gulables, se separant des autres, leur donnent moyen de s’amasser enplufieurs figures irregulieres; Lc cela fe fait ainsi, parce que 1’attachc,que leurs parties ont les unes aux autres par le froid , les empeched’obeir ä la partie subtile de 1’air qui les pousse.

il faut encore considerer, que 1’extreme subtilite de cette partie

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