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Tome premier.
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% DU RESSORT

n’est point ufte lettre , 8c qu’une lettre est autrement cofttposee de sesquatre quarts qu’un mot ne l’effc de quarre lettres; les parties auffi qael’on pourroit assigner dans un corpufcule ne seroient point un cor-puscule , qui püt Ltre l’element des corps cornposez de corpuscules ;ce qui fera encore ci-apres eclairci plus particulierement.

Que les La quatrierne hypothese, de meine que la troisieme , ne peut pascorpuscu- £tre a ppuyee par des faits sensibles; mais il n’y en a point aussi qui yles cor'T repugnent , & l’on peut dire que c’est une cbofe concevable que desdurs sont corps qui ont des faces plates & polies se peuvent approcher d’asiescompo- pres par ces endroits, pour faire que d’autres corps quoique tres pe-sez > lass- t j tS ne } e f 0 i en t pas encore asses pour s’introduire entre ces deux faces -

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l es f aceSj qui fönt jointes si exactement.

par les- ’ Dans ces hypotheses ainsi expliquccs & rendues autant probablesquelles que concevables, il n’est pas difficile de trouver le fondement deschent 0U <ie ^ eux P rinci P es proposez des le commencement pour 1’Union & pourtrüpe’tiis k Reünion des parties , dont les corps durs 2c qui fönt rcssort föntinterval- cornposez: car le principe interne, qui est la disposition des particu-les - les, depend de leur figure , qui a proportion qu’eile est plus propreä cette union , ä cause des faces plates par le moyen defquelles l’ap-plication des corps se fair plus parfaitement, eile rend leur separationplus difficile , en forte qu’eile fe fait avec plus de difficulte , plus lesfaces fönt plates Lc polies. La cause externe est la pefanteur de la par-tie subtile de l’air , qui comme eile penetre par sa subtilste les inter-valles qui fönt entre les corpuscules, eile est aussi arretee par leur so-lidste impenetrable : & cela fait qu’elle les pousse 2c les attachelesuns aux-autres par l’efFort de 1’impulsion que cause fa pefanteur.

De quelle Suppose donc que tous les corps foient cornposez d’une quantitemaniere prefque insinie de petits corpuscules, ainsi qu’il a ete dit , il est aifela ! i. es ft n " concevoir que ce qui joint & ferre ces corpuscules les uns contrecause C dela' es autres, est la cause de la Durete & du Ressort; & que l’on peutcompves- trouver une cause evidente de 1’impulsion qui fait ce serrement Lc cet-fion de te compression , dans la pefanteur Lc l’incompressibilite de ce qui en-ioussens, v j ronne l es corpuscules, qui ne peut permCttre leur separation qu’äun efforfc capable de surmonter une resistance aussi grande qu’est cellede la pefanteur de la partie subtile de l’air : parce qu’ayant une eten-due immense au-dessus de nous, Lc etant composcc de parties qui fetouchent immediatement, qui ont de la pefanteur, Lc qui fönt inca-pables de compression, eile s’oppofe ä cette separation , & y fait plusou moins de resistance, ä proportion de la grandcur Lc du nombre desparties qui doivent etre separees. Enfin la pefanteur etant une puissan-ce perpetuelle Lc infeparable de t^us les corps, eile dost apparemmentfervir ä etablir leurs plus ordinastes assections , tolles que sont la Du-rete & le Ressort : car ni les crochets , ni les fibres rameufes , queTon peut imaginer pour cela, n’y fgauroient etre propres; parce qu’il

est