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Tome premier.
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ET DE LA DURETE' DES CORPS. $

est necessaire que les parties, qui compoferoient ces crochets & cesbranches, eussent une inseparabilite de leurs parties , qui demanderoitd’autres crochets & d’autres branches, ce qui iroit a 1’infini.

Et il ne faut pas dire que le meme inconvenient se rencontre dans jiyjsibinlles corpuscules, que petablis comme les elemens de tous les corps, & t e des cor-que je supposc indivisibles: car rien ne peut etre dit indivisible quepuscules.par rapport aux caules de la division; & ainsi il est aise de concevoirque des corpuscules, qui ont une figure ramassee, teile qifest cellequi approche de la sph erique ou de la cubique , & dans lesquels lacompreffion de la partie subtile de l’air augtnente 1’etroite union desparties, resistent plus puissamment aux caules de la division , que descorpuscules crochus ou branchus, qui ont une figure longue & etroi-te, dont 1’usage est de tirer les uns contre les autres, 8c qui lorsqu’onles tire n’ont pas une cause qui s’oppose ä leur rupture , comme lescorpuscules trappus en ont une dans mon hypothese) ou la compres-sion de Fair , qui fait la jonction des corpulcules , resiste en memetemps & ä la separation d’un corpuscule d’avec un autre , Sc ä la se-paration que I’on pourroit supposer se devoir faire des parties de cha-que corpuscule lorsqu’on fait effort pour rompre & pour casser uncorps solide , dans la composition duquel il entre. La raison de celaest , que pour peu que chaque corpuscule ait de repugnance en lui-tneme a la separation des parties qu’on y peut concevoir ou assigner,tnais qui n’y sont actuellement jam ais separees; il est evident qu’il re-sistera toujours aux efforts qui le peuvent casser; parce que ces effortsproduiront plutot la separation des corpuscules qui ne sont que conti-gus, que celle des parties du corpuscule qui est continu , la compresssion, qui Erit resister un corpuscule ä sit separation d’avec un autre, re-sistant auffi a la separation des parties de chaque corpuscule , outre la- resistance que la continuitc y apporte. Or j’entens par continuite lajonction des corps , dont les parties se touchent par amant de facespiat es qu’il est poffible j & eile ne dissere de la contiguite , selonwoi, qu’en ce que la contiguite n’est la jonction que de tres peu defaces plates. Il saut donc supposer qu’il y a des corpuscules si petits,

8c dont les parties sont tellement jointes par des faces tres plates, qu’ilsne peuvent etre divisez par les caules ordinaires de la division des corpsdont iit sont composez , & que s’il s’en rencontre quelques unes quila puissent faire , ce sont apparemment celles qui causent 1 ’ignition,a msi qu’il fera explique ailleurs.

Mais parce que la pefanteur, que chaque corps a en fon particulier, Q^-iecett«ne les attache les uns aux autres que lorfqu’ils sont d’une grandemconsiderable, & qu’elle ne resiste pas ä la separation qui se fait de tous ,- 0 ; t g treIdus, ma j s feulement ä celle qui se fait de bas en haut ; il est evident que cellessfil saut encore avoir recours ä une pefanteur commune, qui presse<* e ' a P ai '-dgalement tous les corps & de tous lens, teile qu’est celle de la partie ^i" jr tlle

Tome I. B . subti-