ET DE LA DtlRETE' DES CORPS. 23
sees ä etre chassees Se exprimees, St les autres ä demeurer; puifqu’el-les fönt toutes d’une meine nature, ainsi qu’il a ete explique.
II y a des experiences qui confirment cette verite de l’incompreffi-Que lesbilite de 1’eau , que tout le monde sqait. Pour ce qui est de la com- aunespreffion qui arrive aux autres corps par le moyen du froid qui diminueleur volume, on en a fast plusieurs observations a 1’Academie pendant iursSc so-le grand hiver de 1670. car on a trouve que les corps les plus durs St lides,sontles plus compactes, comme les metaux , le verre , St les marbres, se ^ 1 ^ 1 5 ues "retreciffent sensiblement par le froid, St qu’alors iis deviennent aigresSt cassans, St qu’ils retournent a leur premier etat dans le degel.
II ne reste plus que d’expliquer, par quelle raifon 1’evaporation descorpuscules communs, 8t la fuppreffion qui en arrive par le froid, quiest une eause commune ä la congelation de l’eau , & ä celle qui arriveen quelque faqon aux corps dürs , tels que font les pierres , le verre,.
St les metaux, produit une diminution de volume St un retrecissementconsiderable dans ceux-ci , St n’en fast point de cette nature dansl’eau. Pour concevoir comment cela se peut faire , il n’y a qu’ä re-marquer quelle est k difference des parties propres de 1’eau , & de cel-les des autres corps qui a ete expliquee : car les parties propres de1’eau font des corpuscules , qui etant de figure spherique ont plusieursfaces plates , ainu qu’elles font dans les dodecaedres , dans les ifofe-dres : Lc les parties propres des autres corps font de figures bien plus -differentes entre dies , la plüpart etant cubiques & formees de facesgrandes a proportion de leur volume , y en ayant austrbeaucoup quiapprochent de la figure spherique , mais elles font destituees des facesplates , qui font dans les parties propres de 1’eau , ou si elles en ont,elles forment des corps pyramidaux , St les uns St les autres glissent fa-cilement entre les autres corpuscules: ce qui fast que tous les corps,,hormis l’eau , (ainsi qu’il a etedit) font capables d’une evaporationqui laisse separer St envoler des parties, qui font d’un autre genre quecelles qui demeurent apres 1’evaporation St ces parties qui fe sepa-rent ainsi facilement font appellees les parties volatiles propres. Lei-te hypothese des parties parfaitemer$ fpheriques St pyramidales me-lees aux autres qui ont des faces plates dans les corps durs, tels quefont les pierres St les metaux , peut etre insinuee par l’experience, »qui fast voir que datas les distillations des corps durs on tire des efprits,.,qui ont une for ce incroyable de penetrer , St qui ne fe tirent point de1’eau.
OriI est aife de concevoir, que la nature des parties propres de 1’eau, c! a quelle ä raifon de leur figure dodecaedre ou ifosedre les rend fortMobiles , quand elles font melees aux corpuscules communs, dont laplüpart font tres ronds St tres polis , les-rend tout-a-fait incapables demouvement lorfqu’elles font destituees de ces corpuscules , ä caufequ’elles ont des faces plates-de tous les cotez , qui s’appliquent les-;
uner: