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Tome premier.
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prlse del’accrors-sementdes raci-nes.

-7Z DE LA CIRCULATIQN DE LA SEVE

de plusieurs Expcriences, ce n’cst point un meine suc qui nourrit tourtes les parties, & qui les fait croitre Lc pousser, y en ayant un qui Väde Textremite des racines jusqu’ä l’extremitc des branches , que nousappellons simplement nouririffier , parce qu’il nourrit & fait croitre laprincipale partie de la Plante, fqavoir , celle qui est hors de terre j Scun autre qui va de l’extremite des branches ä l’extremite des racinespour les nourrir & pour les faire pousser , jufque-lä qu’il semble me-ine qu’il y ait quelques racines dont les branches produifent commedes fruits; ainsi qu’il fe void dans la grande Scrofulaire , dans la pe-tite Chelidoine, dans la Filipendule , dans 1 ’ Asphodele , & dans les. au tres Plantes , dont les racines jettent des parties bulbeufes & ron-des en maniere de fruits pendans de leurs queues., & ayant une fub-stance &un gout different da reste de la racine, comme ü dies etoientplütot une chofe produite par la racine, qu’une partie de la racine.Voyez la 9. & la 13. Experience.

(Jette ceconomie est fondee en premier lieu für la probabilite desmeines Principes, que nous avons etablis comme necessaires ä la nour-riture en general; fcavoir , le passage fouvent reitere des fucs nour-riffiers par des Organes pourvüs de dilpositions capables de changer &£d’alterer. la nourriture , pour la faire devenir en quelque faqon fern-blable aux parties qui doivent enfin fe l’assimiler : car il n’y a pointd’apparence que l’humidite , qui passe de la terre dans les racines, lespuisse nourrir immediatement avant que d’avoir ete preparees pard’autres parties , une meine partie ne pouvant pas preparer & assimi-,ler-fa nourriture. En fecond lieu ce different mouvement d’une dif-•ferente nourriture , dont l’une est destinee a faire pousser la racine Lccroitre les branches qu’elle jette dans terre , l’autre ä faire croitre letronc , les branches, & les feuilles qui fönt hors de terre , est fondefür la maniere dont les racines croissent : car leur accroissement etanj:pareil ä celui des branches qui fönt hors de terre , il est croyable quel’un & l’autre fe fait d’une pareilie maniere , & que de meine que lesbranches qui fönt hors de terre , pouflent par en-haut par l’impulsiond’un fuc qui vient d’en-bas, les racines pousscnt auffi par en-bas parl’impulsion d’un fuc qui vient d’en-haut j joint auffi que de meme quel’humidite de l’air & de la pluye fe joint aifement ä tont le fuc crudqui retourne du haut de la Plante aux racines, a caufe de la ressem-■ blance de la nature de ces deux fubstances ; par la meine raifon le fuccrud & aqueux de la terre passe aifement dans les racines qu’il trouveabbreuvees d’un fuc de pareilie nature , tel qu’est celui qui est dessen-du du haut de la Plante. Et c’est du melange de ces deux fucs quefe fait la premiere fermentation & l’esservefcence , qui est le premierprincipe de toutes les actions de la Vegetation : ■ en fbrte que les terresl'ont seniles ä proportion qu’elles contiennent plus de ce fuc capable( d’exciter quelque fermentation.

Il