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Tome premier.
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DES PLANTEST

II y a une Experience celebre rapportee par la plupart des Auteurs Experien-de l’Agriculture, P ar laquelle il me semble que cette proposition est ce P°“ rafses bien eclaircie.' Pour connoitre fi une terre est fertile on fair Lu","°r"r-Une fofle, 8t on laisse la terre -que Ton ena tiree quelque temps ä l’air, reTstser-puis on remet la terre dans la fosse , 8t celle qui ne la peut remplir est tilelestimee sterile : au contraire , celle qui ne peut etre contenue toutedans la fosse , fe trouve etre tres fertile : car la raifon de cela est , quela terre qui ne peut etre contenue dans la fosse , s’est gonflee par lafermentation^ qui lui est arrivee pour avoir reqü des fels propres pourcela, que l’air lui cömmunique, 8t qui fe fönt aifement insinuez dansses pores, parce qu’elle a ete rendue penetrable 8t comme fpongieu-fe par le remuement de la fouille, qui n’a produit dans la terre steri-le que l’evapöration d’une humidste aqueufe 8t plus aifee ä fe dissiperque l’humidite grasse des terres fecondesj cette humidste grasse etantd'ailleurs plus propre ä la fermentation, qui fe fast toüjours mieux dansune fubstance grasse 8c vifqueufe que dans celle qui n’a qu’un sucaqueux. Mais toutes ces chofes seront plus particülierement eclair-cies par les Reflexions qui seront faites für les Experiences, dont laseconde Partie de ce Traite est composee.

SECONDE T> AKTIE,

CONTENANT DES EXPERIENCES POURL’ECLAIRCISSEMENT DE LA C1RCU-LATION DE Lä SEVE DES«

PLANTER

Uoique les Raifons alleguees dans la premiere Partiepour insinuer la Circulation de la feve des Plantes yfoient confirmees par des Experiences, il en reiteencore un grand nombre qui fönt ici mifes la plu-part fans liailon 8t fans ordre , parce que Ton suppo-se qu il n’est pas difficile de les rapporter ä l’ordrequi a deja ete etabli. Ces Experiences sont de deux Expenea- !e lpeces; les unes fönt nouvelles , fcavoir , celles qui ont ete faites ces deP°ür appuyer les Conjectures qu’on a d’ailleurs pour la probabilite de deux so ‘’* a chofe pour laquelle elles ont ete faites ; les autres fönt communes tCS *

& connues de tout le monde } 8t il me semble que ces dernieres nedoivent pas etre estimees les moiris considerables, on peut meine direWelses fönt ausli nouyelles que les autres , a taufe de la nouvelle ap- '

plicatt-iost u