' de la circulation de la se ve
plication que l’on en fait ä l’eclaircissement d’une opinion nouvelle:du moins etant prifes comme elles font de choses averees , leur certi-tude les doit faire aller du pair avec les autres ., qui pour dire le vraipeuvent lädier quelques doutes ä ceux qui ne les ont pas faires , &peut-etre epcore davantage ct ceux qui les voudront faire ; parce qu’ilpourra arriver que ne rcüffillant pas par un hazard qui fait quelque-fois manquer les choses les plus certaines , ce mauvais fucces estcapable de rendre suspecte la foi de cet Ecrit avec quelque raifon,nonobstant les protestations sincercs qu’on y fait , que la plüpartde ces Experienees ont ete verifiees par la plus grande partie de laCompagnie.
I. On a de tont temps obferve , que les jeunes rejettons des Arbresvice, etant ou gelez ou broutez par les Animaux dont la morsure leur estcTuruTpar- petnicietife , il arrivoit que bien-que le reste de l’Arbre ne für pointtiegätee endommage, il ne laissoit pas de mourir, ou de demeurer languislant,danstou- si l’on ne coupoit de bonne heute ces rejettons. Mais on n’avoit pas
te la Plan- f^jr reflexion für toutes les raifons qu’il peut y avoir d’un eiset si flir-te, ne le 1
peütexp!i-P renant -
quer sans Par la meme raifon, saute d’avoir fqu ce que la Circulation du fangla Circula- peut produire dans les Animaux , on ignoroit autrefois la cause la plusma. probable de la communication qui fe fait du vice d’une partie gangre-nee ou envenimee par la morsure de quelque Animal -ou autrement,aussi-bien que celle du remede, qui consiste dans l’ämputation de lapartie gangrenee, qui empeche que fa corruption , .qui a infecte lefang qu’elle contient , ne gagne le cceur , fuivant le mouvement qu’ila naturellement par la Circulation vers cette partie , & qu’ayant in-fecte cette fource du fang, il ne fe repande par tont le corps.
Il y a donc grande apparence , que si la corruption insigne d’un re-jetton infecte tont l’Arbre , c’est par la raifon que le fuc corrompu,qui en defcend ä la racine , l’infecte d’une pareille corruption , quide la fe repand dans tont TArbre.
il. On a encore remarque , que le Gui, qui vient fur les Arbres frui-kno A is reSt "i ers 5 ^ es a ^oibIit & rend leurs fruits moins agreables , & que cettesenflors- excroisiance leur ayant ete otee , ils fe retablislent en leur Premierque le gui etat. On fqait que le Gui est une Plante non feulement d’une faveurou ia gr- d’une odcur forte 6c defagreable , mais que meme eile est estimce™ 0U ksc eS venimeufe ; & il est alle de concevoir qu’elle ne nuit aux Arbres dontctez',' 1 S " ehe nait , & ne leur communique fes mauvaises qualitez , que par lepassage du fuc qui retourne des restes de fa nourriture , & qui fe nie-lant avec celui de l’Arbre qui defcend a la racine , remonte enfuitedans toutes les parties de l’Arbre , qui en font infectees : car on nepeut pas dire que les mauvaises qualitez , qui font communes au Gui