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Tome premier.
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DES PLANTES] gi

& ä l’Arbre, qui se trouve mal difpose apres l’avoir produit, viennentd’une meme difposition, qui fait que l’Arbre afFoibli ßc vitie d’ailleursproduit cette excroissance, comme une pustule& une verrue, qui dansle corps d’un Animal n’est point taut reputee la cause que 1'eKet de lacorruption des humeurs dont il est deja rempli ; cette raison ne peutetre alleguee , puisque le Gui etant ote , l’Arbre reprend sa pretnierevigueur, & perd les mauvaifes impreffions qui Jui etoient coinmuni-quees par cete dangereuse Plante.

C’elt par cette meme raison que l’on ote la Mouste, qui nait & qui &sepör-s’attache fur 1 ecorce des Arbres, Lc qui leur est si nuisible > parce tenf bieaqu’on leur procure par ce moyen un meme soulagement qu’aux Ani-maux dont on guerit quelquefois les vices de la peau par l’application choses,des remedes externes, qui dessechent & fönt tomber les galies & iesqui n’i-pustules qui la gätent : car fi par le retour du fang , qui est dans la j at j t 0 ^' aupeau, les mauvaifes qualitez, que cette parrie a contractees, n’etoient gvoient lepoint portees au dedans du corps & communjquees ä toute la maße pouvoirdu fang & aux entrailles qui l’engendrent, on ne verroit point qu’en de gäterguerislänt une gratelle par la feule application d’un remede externe on lededans '*guerit tout le corps , qui afses fouvent est malade par la feule conta-gion & par la communication de ce qu’il y a de corrompu & de gätedans la peau j ainsi qu’il paroit par les emmaigrissemens, les ficvreslentes , les langueurs, les degouts, & les autres incommoditez , quefouvent on void cesser , lorfque la peau etant nettoyee eile n’infecte& n’envenime plus le fang, qu’elle renvoye incestamment au dedanspar la Girculation.

Ceux qui culti vent les Meuriers, dont on nourrit les vers-äfoye, in;°nt experimente que quand on ote toutes les feuilles ä ces Arbres, on i- es Ar-ies fait meurir : & ii y apparence que la meme chofe doit arriver auxuntres Arbres. Cette Experience fait voir par une raison oppolee un au p r j n '_tt>eme esset que dans les deux precedentes: car la raison qui fait juger temps onque les mauvaifes qualitez, dont les extremitez des Arbres & leurs ,elu ' ° teParties externes fönt asscctecs , fe communiquent ä tout l’Arbre par f^feiiil.la Girculation , qui fait passer jufqu’a la racine , & de la enfuite dansi eS ;toutes les autres parties , une humeur corrompue & envenimee; cettetifcie raison peut faire croire auffi que par le manque de l’humeurll _tile , qui des feuilles retourne ordinairement ä la racine, cette par-de s’affoiblit infensiblement, & fait languir & enfuite penr toute la■Plante.

Ceux qui croyent que la Lymphe portee des extremitez du corps ce qui re-dans le canal thoracique fert a la languification , ou du moins que romneciesCs testes du fang qui retournent des parties au cceur fönt necesiäires j e j an e s s aUa la production du nouveau fang , par le melange qui fe fait du chyle e ' fa nt ne-avec ces restes', pourroient, fuppofant la Girculation de la feve danc ceflaire ä

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