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Tome premier.
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I

pom' exciter la Fer-mentationqui s r ydoit faire.

11 ri’y arien quiexpli.quela syrnpa-thiequi estentre lesparties descorps vi-vatis quela Circula-tlon.

Zr DE LA CIRKULATION DE LA SEVE

les Plantes, in du i re par une probable analogie la neceffite de ce retourdes restes de la nourriture : car oh peut dire qu’un Animal, a qui l’on-dteroit tout le fang des veines, c’est-a-dire, celui qui retourne aucceur , ne pourroit pas vivre , quoique le mesentere & le receptacledu chyle sournistent toute la matiere necesiaire ä la confection du fang,& qu’il periroit non par le defaut de la matiere du sang , mais par larailon que le cceur & scs vaisseaux feroient privcz du Ferment du fing,dont le melange est necesiaire a la transmutation du chyle en fang;puifque st 1’Arbre mutile par le depouillement de toutes fes feuillesperit , c’est apparemment parce que la racine ne recoit plus cette hu-meur qui provient des restes de la feve, dont les feuilles fe Font nour-ries , & qui fe Fermente fort aifement; ainsi que l’on en a fait expe-rience dans les eaux que l’on recüeuille au printemps du tronc percedes Bouleaux, des Saules, des Noyers, &c. qui fe fermentent & s’ai-grisient en peu de temps.

La fympathie & la confpiration mutuelle , que tous les Philofophesreconnoisient dans les parties des corps vivans, qui les distingue descorps inanimez , dont les parties fe confervent chacune dans'leur etreindependamifient les unes des autres, n’a jamais ete expliquee st distin-ctement & st clairement qu’elle le peut etre par ce commcrce que lecoeur & toutes les autres parties ont enfemble par le moyen de laCirculation , pourvü-que l’on fuppole ce befoin mutuel que le coeurSc les autres parties ont Tun de l’autre : car dans les hypothefes ordi-naires, qui etablissent le coeur comme unsoleil, repandant ses influen-ces fur la terre sims en rien reeevoir , & qui lui fönt distribuet partout le corps de 1’ Animal une chaleur vivifiante , qui fort de fon pare-nechyme comme d’une fource , vers laquelle rien ne retourne , cen’est point proprement une confpiration , puifque le commerce n’estpas mutuel ; & il semble que pour cela il soit necesiaire de supposerque toutes les parties , en agislant für le fang dont elles fe nourrislent,,lui impriment chacune quelqüe chofe de leur caractere particulicr : &que laportion, qui des parties retourne au coeur, n’etant encore quecomme une ebauche, & n’ayant que des lineamens imparfaits, eilea befoin que le cceur la difpofe ä reeevoir la derniere imprelston dansrasiimilation : car je fuppofe que la portion du fang, qui pasie plu-sieurs fois par le coeur & par les parties fans etre affimilee & conver-tie en leur fubstance , est comme une medaille , que l’on met 6c quel’on presse plulieurs fois entre les coins , avant qu’elle y pulste reee-voir la figure bien nette & bien parfaite; & que comme a chaquefois que l’on remet k medaille dans les coins ou quarrez , il est necesi-faire de la mettre au feu & de la reeuire , pour la rendre fufceptiblede rimpresiion des coins: de la meme maniere la portion du fang quiretourne au coeur , y reqoit une preparation par la vertu de la cha-leur qui lui est naturelle , laquelle difpofe le fang ä etre plus aife-ment