DES PLANTES. 89
ööurristier propre ä monter au haut de la Plante ■, 8c que par le tnoyende ces qüalitez il a acheve de donner insensiblement aux conduits laforme 8c la nature , qu’iis doivent avoir pour etre propres ä iaissermonter la nourriture : de la merae maniere que dans les entes le luo,qui monte du läuvageon dans l’ente , change notablement les conduitsde l’ente , 8c leur imprime quelque chose de fön caractere ; ainsiqu ’011 le connoit par les qüalitez des Arbres entez , qui tiennent toü-jours quelque chose de la nature du sauvageon.
On a fait germer hors de terre une graine de Courge , qui est fort VIII.'longue , en trempant dans de l’eau tiede feulement l’extiemite de la 11 y ? unegraine , qui eil oppofee ä l’endroit par lequel eile fait fa double ger- ae^"ermi-mination , tant de la racine A , que de la tige B. Cette extremste natlonest marquee e e. On a obferve que ces germinations fe fönt faites dans lescomme dies ont accoütume de fe faire dans la terre ; fcavoir , que lagraine s’est fendue & feparee en deux parties ce, qui deinen-roient jointes feulement par un filet d , duquel fa racine naisioit d’uncot-e, 8c la tige de l’autre ; qu’ä mefure que cette racine 8c cette tige Voyezcroistoient, le reste de la graine , qui s’etoit sendn en deux , croissoit TAB. III.ausii comme ces deux parties croistent lorfque la racine est dans la ter- Fl S- I( bre, d’oü ces deux parties forteilt 8c fe changent en deux feuilles , quis’eievent 8c poussent avec la tige.
Les Conjectures, que Ton a tire de cette Experience, ont fait pen-ser, que la germination des Plantes a beaucoup de rapport ä la gene-l'ation des Animaux , ou du moins aux premiers commencemens deleur vie , 8c ä la maniere avec laquelle ils reqoivent premierement lanourriture , qui ne fe fait que par la Circulation : car de meme queles Animaux tirent leur premiere nourriture 8c prenent leur accroisse-ment du fang de la mere reqü dans l’arriere-faix ; la Courge a austi1- eqü l’eau dans la partie double tq c e , de fa femence par les deuxhouts e e : de meine que de l’arriere-faix le Cordon du nombril poltele lang par la veine ombilicale dans le foye du foetus , 8c de la dansfon coeur , qui s’en nourrit , qui s’en augmente , 8c qui en nourrit 8cfait croitre les autres parties du corps , 8c que les restes du fang re-tournent dans l’arriere-faix par les arteres otnbilicales , pour le nour-r ir 8c le faire croitre. De la meine maniere , l’eau qui a ete requedans la double partie de la femence marquee c«, paffe dans la ra-cine 8c la fiit croitre , la racine fiifant croitre la tige , 8c les restes dela nourriture de ces parties retournent dans la double partie de la grai-lle 5 8c la fönt croitre 8c fe change, en feuilles.
Toutes ces chofes fuppofent du moins un passage de l’eau aux raci- qssj! passenes 8c ä la tige, puifqu’elles fe nourrissent , 8c qu’elles croistent en qaek]ueconfequence de l’humectation que la femence ne reqoit qu’en fon ex- d - esSemite e e- } 8c elles fuppofent encore un retour d’uhe autrc humcur, te2
‘tome I. M qui