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Tome premier.
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90 DE EA C IU C UL AT ION* DE LA SEVE ' *

fbuiiles qui donne nourriture & accroiflement ä la parrie double de la graine,-aux raci- q U j f e change en deux grandes feuillcs : car on ne peut pas dire quenes ’ la vapeur de 1’eau , dont on a mouille le böut de la semence , a pena-rie par dehors dans 1’autre parrie , dont la racine est formee oc quecette vapeur reque dans la racine a fourni toute la matiere de la nour-riture & de 1’accroiflement, tant de la racine, que de la tige, & me-nae de la partie double de la semence ; puisqu’une autre semence , mi-se asses proche de 1’eau pour en recevoir la vapeur, n’a fait aucunegemiination. On ne peutpas dire non plus que la double partie dela semence se nourrit & prend accroiflement immediatement de 1’eaudont eile a ere humectee , puisque les semences miles en terre font*voir , lorfque cette double partie croit & fe change en deux feuilles,.que ces feuilles prenent leur accroiflement- d’une humeur qui montede la racine vers leur extremste , & qu’il saut qu’il y ait de deux for--tes de conduits , ou du moins un different mouvement des fucs, dans -cette double partie de la racine, pour faire que 1’eau, dont cettedouble partie est mouillee par: l’extremite , passe de cette extrem itedans la racine , & ensuite de la racine ä l’extremite de cette doublepartie , pour la faire croitre & la changer en deux feuilles : de forte 'qu’il ne reste qu’a voir si les conduits , par lefquels 1’eau paffe del’extremite de la partie double de la semence dans la racine , sont desconduits organifez ä la maniere de ceux qui fönt dans les corps viyans,,ou s’il suffit ,' pour recevoir l’eau,. que cette partie soit simplement-rare & spongieuse : ce qui sera examine dans l’Experience qui fuit.

IX. Une Plante, qui avoit beaucoup de longues racines , a ete mileLc-suc, qm dans l’eau , en Torte qu’il n’y avoit que le bout de quelques unes desqui*''ait 8 * tacines'qui trempät. L’on a remarque que non feulement les partiescroitre les de la racine qui trempoient , mais meine que celles qui ne touchoientracines, pasä. l’eau, croislbient'ßc jettoient de nouvelles fibres. II est aife de 'conjecturer par-lä , que l’eau paflbit de l’extremite des racines plon-gees , & alloit vers le tronc de la racine ; & que cette eau ayant ete :cuite & fermentee par le paflage & le fcjour qu’elle avoit fait dans lesbranches des racines, & ensuite dans le tronc, qui est comme le cceurde la Plante, eile retournoit & ctoit pouffee vers les autres extremi-'tez de la racine , qui s’en nourriffoient Lc qui en prenoient accroifle-ment.

ae^vient Cette Experience fait voir en general de quelle maniere les Plantes 'P 01 ".^ 1 ” 1 ' prcnent , cuifent, & distribuent leur nourriture, & qu’il n’est pointin eilt* de concevab'le , ainsi qu’il a ete dit , que par une meine action elles laJa terre , preparent, elles l’aflimilent , elles la reqoivent , & elles la pouflent:

ce qu’il faudroit fuppofcr , fl ce mouvement , par lequej la ieve pafledans la .meine-pour monter aux branches , ou qui des branches hu-medtees de 1’air & de la.pluye la fait defeendre ä- la racine , n’etoit

pas ;