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Tome premier.
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pas un tnouvement vital , de msme que celui par lequel eile est pouf-fee du tronc de la racine vers ses extremitez dans la tene , & vers ] esextremitez des branches hors de terre : car il y a grande apparenceque Pintroduction, qui se fait dans les corps vivans de quelque hu-meur que ce soit , est tout-a-fait differente de celle qui le sitit dans lesmixtes, quand des humeurs penetrent par des dispositions simplementelementaires , qui se rencontrent propres ä cela , tam dans les corpspenetrez , que dans ceux qui penetrent, teiles que sont la constitu-tion fortuite des pores & la fMdite des humeurs : car il est constant,que les corps vivans doivent avoir dans totis leurs conduits une stru-cture si admirable , & teli ement differente de celle qui peut etre ima-ginee dans tous les autres corps , qu’il est impostible de croire quece qui est caule que l’humeur passe & s’eleve du bout de la racine äson tronc , & qui fait que cette humidste est preparee ä recevoir unchangement auisi etrange qu’est. celui de 1’eau simple & du suc prisdans la terre , en du bois , de J’ecorce , des fetiiilcs , des fleurs , desfruits , & des femences; il est , dis-je , bien difficile de croire , quecet etre ne foit pas pourvü, dans toutes ses parties, d’organes plus ar-tistement construits , & avec de plus nobles dispositions , que ne sontceiles qui suffifent a laisser passer une liqueur. De plus, il y a grandeapparence que lorsque le suc de la terre entre & palle des fibres d’uneracine jufqsta son tronc , la Nature , qui n’est jamais oisive, ne man-que pas d’agir fur ce suc , & qtfelle doit avoir pour cela des disposi-tions dans les conduits, par lesquels ce passage se sät , qui ne sonepoint differentes de ceiles qstelle a mises dans les veines des Animaux,qui cuisent & travaillent a perfectionner le fang par la vertu des mem-branes qui l’enferment & qui le conduisent.

Enfin cette Experience donne lieu de croire, que 1’eau, qui pas mnis dtisant par les extremitez d’une racine mouillee fait croitre non seule-n-onc de ^enent ces extremitez-, mais auffi les autres extremitez qui ne sont point ' ar ® clnei lmouillees, nennt point croitre ces extremitez mounlees a une autre ^ anf . r tGianiere , que ceiles qui ne sont point mouillees. Or les extremste'/ exn-qui ne sont point mouillees ne croistent que par Phumeur qui a paste tea -jufqifau tronc de la racine , & qui de la fe repand dans toutes les ex-tremitez ; les extremitez mouillees prenent donc auffi leur accroisse-ment de cette humeur , qui a passe jufqu’au tronc de la racine; & parkonsequent dans faction , par laquelle les racines fe nourrisient , il ya une humeur nourriffiere, qui va des extremitez des racines au tronc,ct ensuite du tronc aux autres extremitez de la racine.

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Deui Piant« du gründe CheMoinc ont dtd coup&s ptes de ter- X-rc. Oll Von a laifle leurs racin-s : on a plonge dans 1 cau . ranem.rc s

des feuilles de fune de ces deux Plantes. Quelque temps apres ayanr ]ef P! , nie ,Coupe a 1’une 1’autre les extremitez d’en-bas , on a obierve q>dc-orga-1 M Z cel- nes,