9- DE LA CIRCULATION DE LA SEVE
celle qui n’avoit point les feuilles dans 1’eau, a jette un suc jaune 8cen petite quantite , & que 1’autre en a jette une grande quantite quietoit fort aqueux.
c]ui laif- Cette Experience a fait juger, qu’il devoit y avoir des conduits tel-sent des- lement disposez , qu’ils etoient propres a lailler aifement passer & cou-
d!ement 3 ' ^ ei ' en b' as ^ eau ^ to ' t entr ^ e P ar ^ aut de ^ a fstnte, fuivant lerhumeur chemin que 1’humeur erue & aqueuse , qui retourne a Ia racine , a ac-aqueuse coutume de tenir.
yers la va- Car q f aut considerer que cette Plante etant retnplie naturellem enLcine ' de beaucoup de suc , on ne peut pas, dire que 1’eau y foit entree ,
qu’elle se foit epandue par toutes ses parties, comme eile auroit faitdans une bände de drap , dont on auroit voulu se fervir pour filtrer jpuisqu’en esset l’eau n’entreroit point dans une bände de drap , quiseroit deja remplie d’eau , si ce n’etoit que la plus grande partie de labände fut pendante , & que cette situation obligeät 1’eau a monter.pour prendre la place de celle qui ä caufe de sii pesanteur descend parle grand bout de la bände. Mais dans la Plante dont il s’agit , oü lesuc ne s’ecoule point pour donner place ä l’eau qui peut entrer parles pores des feuilles trempees dans 1’eau , ii n’y a point d’apparence.qu’elle s’y insinue par autre raison , que parce qu’elle trouve des con-duits disposez organiquement pour la recevoir , & pour la laisser cou-ler des extremitez vers la racine ; cette difposition a laisser couler versun cote plütot que vers un autre ayant un pouvoir de siiire avanccr,.j qui est admirable , & que 1’experience fait voir aux epies enfermez.dans un conduit ou iis peuvent couler : car on void que la moindreimpulsion les fait avancer fort vite vers le cote de leur queue , a cau-fe de la facilite qu’ils ont d’aller vers ce cöte-lä ,. & par la repugnansce qu’ils ont d’aller de 1’autre cote ; puilqu’il est aife de concevoir,que 1’agitation , que 1’eau fouffre lorfqu’on y plonge 1’extremite de la.Piante, peut etre caufe d’une impulsion capable de la faire entrer dansdes conduits, oü eile trouve une difposition a y couler avec une faci-lite qui est furprenante , de meine que toutes les autres facilitez queproduit 1’ad na i rabi e mechanique des organes des corps vivans.
XI. On a remarque , que de grands Arbres enfermez entre des bati-Les Ar- mcns ? oü tout est pave , en forte qu’il ne fgauroit passer une goutteqifelqu-e- 11 'd’ eau p our abreuver leurs meines, ne laissent pas de fe nourrir & defois une croitre , de meine que les Arbres qui font au milieu des champs , parpni-tie de J e moyen des humiditez qu’ils reqoivent de fair , des pluyes , & desleur nour- ,-osccs , qui ne pouvant mouiller que leur ecorce & leurs feuilles doi-leurs feuil- venl ' non st u lenient penetrer ces parties, mais delcendre dans la ra-les moui'l- eine , pour y fuppleer le desiiut d’humidite , qui manque a la terre,stes paria Cette Experience est de meme nature que la precedente , Lr fait voirsitive.- conformite que la nourriture des Plantes a. avec celle des Animaux,
qui