DES PLANTES.
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qui peuvent recevoir 8c faire passer la matiere de leur nourriture par de m5ms-les pores de la peau, 8c la conduire par les veines jusqu’au cceur; ainsi la .qu’il eft prouve par les exemples alleguez ci-devant, 8c encore par"^ 11 ^" 14Une obfervation fort remarquable , que j’ai faire autvefois en l’ouver-maux est
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ture d’un corps, oü le Pylore fe trouva abfolument ferme & endurciquelquecomme un os : car le malade avoit vecu plus de deux mois, saus qu’il *° ,s tlrce .passat aucune nourriture au-dela du l-ylore ; cependant ll n avoit au- Jies 5cpor-cune autre incommodite que celle d’un vomissement, qui lui arrivoittee aureglement de quatre en quarre jours , par lequel il rejettoit ä-peu-preä coeur *tout ce qu’il prenoit pendant ce temps j le chyle s’amassant dans leventricule jufqu’ä la quantite de trois ou quatre pintes, qui etoit toutce qu’il pouvoit contenir : car il y a apparence que ce vomissementne commenga que lorfque le Pylore fut entierement ferme , 8c quependant le long temps que ce vomissement dura,le malade ne fe nour-rit que de ce qui penetra les tuniques du ventricule & passa dans lesveines jusqu’au cceur.
Lorsqjj’au printemps 011 entaille les Arbres par le bas du tronc, ,faifant l’incisiojj jufqu’ä couper quelque portion du bois, on en voidcouler beaucoup d’eau : le Bouleau entre autres en fournit une abon- Arbresdance extraordinaire , 6c l’on connoit asses clairement que cette eautaillezdefcend du haut de l’Arbre , 6c qu’elle n’est pas la feve qui le nourrit au P lin "immediatement , mais que cette feve elf ccntenue dans l’ecorce , au tem P s »travers de laquelle eile monte , comme auffi par les pores du bois : car e ß !a ))or _si l’on ne coupe que l’ecorce, on y trouve un ssc en une quantite me- tion inuti-diocre 6c d’une faveur asses forte ; si l’on coupe plus avant , l-’eau in- le qui >e-fipide en fort en abondance , 6c il est aise de juger que cette eau cou- [°“ a n - e ale entre le bois 6c l’ecorce , 6c qu’elle ne montc point , mais qu’elle aiaciJi *-defcend j parce que fi Ton coupe l’ecorce de l’Arbre avec une feiejufqu’ä entamer le bois , 6c que ce foit en deux endroits l’un au-dessusde l’autre, l’eau fortira en grande abondance par la coupure de dessus,
Lc il n’en fortira par la coupure de dessous que tres peu , c’est ä sga-Voir ce qui coule par les cotez de la coupure , 6c qui remonte, ä cau-le du reflux qui fe fair ordinaireroent dans les Arbres , qui comme laVigne jettent beaucoup d’eau au printemps , y ayant apparence quedans ces fortes de Plantes la partie aqueufe , qui defcend ä la racine,ße coule pas par des conduits qui determinent par leur liructure letours de cette humeur ä aller ä la racine , ainsi qu’elle y elf determi-ßee dans la plüpart des autres Plantes. Enfin il n’y a pomt d’appa-rt nce que cette grande quantite d’eau, qui elf en des conduits ieparez.de ceux qui portent l’autre feve enfermee dans l’ecorce8cdans]cs poresdu bois , ferve ä la nourriture de la Plante ■, parce qu eile fe dclkcbe-roit , etant privee d’une portion si considerable de la nourriture ; 8c| experience fait voir que cette evacuation ne satt aueun tort aux An-dres cette humeur etant tellemeat aqueufe , qu’elie fe glace außl fa-
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