DES PLANTES. uz
Je repons deux choscs ä cette Remarque. La premiere est , „ q U e est aidca„je ne connois point d’autre faculte expultrice que celle qui cause P ar„quelque compreffion, & que suivant ce principe il faut necessai-rement considerer les Plantes comme compreffibles, & non rigides 1 11 c#comme les pierres ßt les metaux } & il est aise d’etre convaincu de1’usage de cette compreffibilite pour Pexpression de la seve, quipeut etre par plusieurs causes capables d’agir fur les parties compreffi-bles des Plantes ; si Pon considere ce qui leur arrive dans la machinedu vuide , oii 1’on void que celles qui sont remplies de beaucoup desuc le laissent couler , lorsqu’ayant pompe , & la compreffion de 1’airetant diminuee, le suc se dilate & devient rare de condense qustl etoit:car cela fait juger, que la pesanteur de 1’air agisiant sur les partiescompreffibles des Plantes en exprime les sues , qui sont contraints decouler vers les endroits qui lui peuvent faire quelque place , par 1’eva-cuation & par la confomption de quelque partie de ce suc. Et ainsila compreffibilite des Plantes est une cause passive de 1’impulsion de laseve, de meine que la pesanteur de 1’air en est une cause active.
La seconde chose que je repons est , que la compreffion causee par&p ar ] eu äle mouvement des Plantes agitees des vents, ou par d’autres puissan- flexibilit«ces, est une autre cause active de Pimpulsion de la seve , qui n’est pasa la verite continuelle comme la compreffion de 1’air ; parce que quel-ques accidens la peuvent interrompre, ainsi qu’il arrive quelquefoisau mouvement du coeur dans les syncopes, Lc a quelques Animauxdans certains temps , ou iis sont de longs espaces sans que leur coeurait de mouvement apparent; mais cela n’empeche pas que le mouve-ment de leur coeur ne Ibit la cause ordinaire de la Distribution de leursang.
IV. La quatrieme Remarque a deux parties. La premiere est con- mais latte la supposition que je fais , que la pesanteur de 1’air fert a la distri- c ‘? u ^ e p "^bution de la seve. La Remarque contient deux argun^ens: le premiere st sonde sur 1’Experience qui a ete faite de la production & de l’ac- t eur dcctoissement de quelques Plantes dans une bouteille de verre exacte-silent bouchee , oü Ton avoit enferme de la terre , & Pon dit que lePeu d’air qui etoit enferme avec la terre ne pouvoit pas avoir de pe-^nteur considerablej mais la reponse est aisee , parce que 1’air enfermea git avec la meme force pour comprimer que quand il a communica-c ation avec l’autre air ; la raifon est, qu’ecant compreffible , & ayantj e ffint, il agit suivant la force de fon ressort , qui est proportionnee^ L pesanteur de 1’air qui le comprimoit lorfqu’il a ete enferme ; celae prouve par PExperience des veffies de carpes, qui se crevent dansE vuide , par Peffort de l’air qu’elles contiennent, qui fe dilate lorf-que par le pompement on lui a ote Pair qui 1’environnoit & qui lesiotnprimoit.
Le second argument est pris de la solidste que Pon attribue a la ter-
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