ii* DE LA GIRCULATION DE LA SEVE
re , dont les racines des Plantes sont couvertes, & que l’on pretenddevoir empecher que 1’air ne les comprime , comme il comprime lesparties qui sont hors de la terre. Mais on peut satisfaire ä cette fe-conde objection par le meme principe , qui a ete employe pour re-pondre a la premiere ; fgavoir , que 1’air , qui est dans les pores de*laterre , agit de la meme maniere fur les racines des Plantes , que ce-lui qui est dans la bouteille fermee ; parce qu’il etoit comprime dela meme maniere quand il y est passe ou qu’il y a ete enferme.
& la fer- L a f econc j e partie de la quatrieme Remarque est contre ce que jedis, que l’introduction du suc , que la terre contient pour la nourri-noun-is- ture des Plantes , se fait par une fermentation qui arrive a ce soc lorsi.sier. qu’il touche la racine , laquelle contient naturellement un sol fermen-tatis de ce fuc , & que cette fermentation caufe une effervefcence a cesuc, qui le dilatant le force a chercher une plus grande place pour seloger, & ainsi le fait entrer dans les pores de la racine.
On dit que ce fuc ainsi rarefie n'est point en erat dc pouvoir etreconduit jufqu’aux extremitez de la Piante, parce que cette rarefactionle rend trop subtil pour ne pas se diffiper & se perdre dans 1’air parles pores de la Piante, au sii- tot qu’il a passe de la racine dans le tronc,.& qu’il est hors de terre. Mais je ne vois point qu’il y ait de neceffiteaux fucs qui se fermentent, de devenit si lubtils qu’ils ne puissent etreretenus. Les efprits , qui s’engendrent dans le corps des Animauxdont la subtilste est incomparable, ne laisient pas d’etre enfermez dansleurs conduits fans se diffiper ; & les fucs fermentez autour de la raci-ne ne sont point de simples efprits, ni des vapeurs seulement j ce sontdes fucs fpiritueux 8c vaporeux, auxquels la Nature a eu sein de don-ner des vaisseaux capables de les retenir ; & cet ajustement de vaif-scaux pourvüs d’une solidite impenetrable au fuc fpiritueux qu’elledoit retenir, est ce qui fait qu’une Plante est ce qu’elle est.
REPLI QJJ E DE MONSIEUR DU CLOSA L’EXAMEN de SES REMARQUES.
Texte del’Examen. W
I.
A chaleur du foleil & 1’agitation des vents, qui fe-
,, parent & melent les parties dont les vapeurs sont„compofees, les cuifent, les perfectionnent, Sc„enfin les rendent capables de donner la feconditd„a tonte la terre, pag. 10 p.
La chaleur du foleil n’est en 1’air que par reffe-
Iteplique . „ ‘ ' . r r . u . r'‘ .
ace texte. X10n ’ ^ Petant eile y est plus roible que lur la terre , qui arrete ies
rayons du foleil, St les fait reflechir en 1’air. C’est par cette chaleur