DES PLANT ES. 1If
plus grande fur la terre que Peau est ratestee 8c redu ite en vapeurj kchaleur moindre en 1'air leiste epaiffir cette vapeur en nuages, qui re-tombent en pluye : 8c c’^st dans la terre plutot que dans fair queles fels prenent leur conci v etion , 8c fe recuifent pour la rendre fe-conde.
Les vents, qui ont quelque chaleur , n’en ont point tant que laterre d’oü ils partent ; ceux qui fe forment en l’air, fönt toujoursfroids comme l’air ; les uns 6c les autres peuvent par leur agitationattenuer , difcontinuer , separer , meler les vapeurs elevees de la ter-re j mais ils ne rendent point leurs fels plus fulphurez 8c plus gras,8c c’est cette fulphureite produite par la chaleur qui engraisse la ter-re : ce qui s’en eleve avec l’eau raresiee est pousse 8c ecarte par lesvents , pour etre distribue ailleurs, 8c pour l’entretien de la vie desAnimaux , qui respirent l’air mele de cette vapeur impregnee de seiVolatil.
La pluye n’engraifle point tant Ia terre , que les brouillards ; larofee ,.qui fort de Ia terre 8c s’eleve peu, est plus impregnee de feique la pluye , qui fe condense en la moyenne region de l’air , 8c cesei est plus sulphure ; les pluyes des equinoxes ont plus de ce fei quecelles du folstice d’ete , parce que c’est au temps des equinoxes quel’humeur de la terre est agitee pour donner de la feve aux Plantes,que l’on dit entrer lots en feve j 8c cette humeur etant plus raresteeau folstice d’ete, que les chaleurs de l’air fönt plus grandes , n’estpoint st capable , quand eile retombe en pluye , de rendre la terre fe-conde.
Le fei, qui s’eleve avec les vapeurs de l’eau , ne reqoit point enl’air d’autre perfection que celle que l’attenuation 8c fubtilifation luipeut donner : ce qui peut fervir aux Animaux qui respirent , 8c nefert de rien ä la terre , qui ne devient feconde par ce se! sulphure quelorfqu’il a afses de concretion pour demeurer uni avec eile.
La Circulation de l’eau , qui s’eleve en vapeur, 8c qui retombe enpluye , a ses fins naturelles, qui peuvent n’avoir aucun rapport ä cellede la Cii'culation de la feve des Plantes 8c du fang des Animaux. Lafin, pour laquelle on fuppose que la Ciixulation sc faxt naturellementdans les Plantes 8c dans les Animaux , n’est pas afses evidente pour enfaire une comparaifon bien juste avec la fublimation des vapeui's de laterre 8c de leur defcente en maniere de pluye : 8c il n’est pas certainque toute Circulation physique fe fasse pour persectionner ce qui cir-cule. II peut etre que ce qui circule n’aquiere en sei aucune perfe-ftion par ce mouvement , st la fin fe rapporte a quelque autre fujet,cotnrae il est vxai-semblable que la Circulation de l’eau fur la terre 8ce n l’air fe fasle , non pas pour rendre l’eau meilleure , mais pour ser-v ir ä la terre , aux Plantes, 8c aux Animaux.
L’eau tendant par fa pefanteur vers le centre du globe terrestre laif-
P z seroit