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Tome premier.
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ii 6 DE LA CIRCULATION DE LA SE VE

seroit les Plantes plus elevees de la terre dans une fecheresse qui lesrendroit poudreufes Lc steriles. Cette eau est relevee par la rarefa-ction, qu’elle regoit de la cbaleur tant centrale que solaire , &C en ferecondenfant par la froideur de l’air eile retombe en divers lieux,qu’clle humecte 8c remet en difposition de conserver la liaison des par-ticules terrestres, & en etat de faire germer & vegeter les Plantesjl’air tempere par le melange de cette eau rarefiee devient propre äconserver la vie des Animaux qui le respirent , & ces usages sontastes importans pour etablir la neceffite de cette Circulation de 1’eau,quand l’eau n’en recevroit en elle-meme aucune perfection»

La feve peut circuler dans les Plantes pour d’autres fins , auffi-bienque le fang qui circule dans les Animaux. Ces fins peuvent etre rap-portees ä la perfection de la Piante & de 1’Animal, en qui eile fe faitplütot, qu’ä ces sues qui ne se perfectionnent point en eux-memes parce mouvement circulaire. Ce que le fang de 1’Animal prend au ven-tricule gauche du coeur, & porte par les arteres dans tout le corps,ne rend pas ce fang plus parfait, puilqu’ayant Iaisse dans les parties cequ’il y avoit porte en qualite de vehicule , il retourne par les veinesau ventricule droit du coeur, tel qu’il etoit avant que de pasier auventricule gauche & dans les arteres. La feve des Plantes peut avoirdes fins pareilles en se Circulation, si eile le fait de meme , & servirseulement de vehicule ä quelque matiere plus subtile & plus necessai-re a la fomentation de 1’cfprit , par lequel elles subsistent vivantes äleur maniere.

Le suc, qui se trouve au bas des tiges proche des racines & dans lesracines memes des Pavöts & des Tithymales, n’est pas colore ni epaiscomme est celtii des parties fuperieures de ces Plantes : ce qui fait ju-ger que ce n’est pas dans ces parties basies qu’il regoit se perfection,& que c’est dans les fuperieures qu’il la prend ; s’il> en retourne quel-que portion vers la racine , ce ne peut etre pour y recevoir une plusgrande digestion , si ce qui est en la racine est moins digeste , c’estplütot pour servir de vehicule a. quelque autre matiere plus subtile,,dont toute la Piante a befoin.

Texte de „ Les sels, qui fortent de la terre infeconds & inutiles, etant ele-

iTxamem „vez avec les vapeurs de 1’eau , aquierent en 1’air , par l’action du-„ foleil & des vents , cette qualite par laquelle iis rendent la terre fe-„conde, pag. no.

II- Ce que les sels aquierent en I’air n’est qu’un e stet d’attenuation Sc

Replique fubtstisetion,non de digestion perfective, qu’ils peuvent mieux re-cevoir dans la terre,- qui est la matrice ou iis ont ete produits, o£ uan»laquelle l’operation du foleil est plus forte , ou les vents insinuez sed'fent le sei qu’ils portoient av«c eux » dont celui de la terre est aug'mente, „L’actioi*