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Tome premier.
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DES PLANTES. n 7

„L’action par laquelle le coeur prepare la nourriture, & celleTexte der}) par laquelle il prepare l’espric vital, ne sqauroient ni subsister ,ni etrePExame».3 , entendues l’une sans l’aiure , la nourriture n’etant jamais bien pre-3 , paree , si Pefprit vital ne Pest > & la dissipation de Pun s’ensiaivant3 ,de la consomption de Pautre. pag. 111 .

L’ animal s’entretient vivant par deux principes , Tun de sub- m.listance , l’autre d’action ; l’etre est pour l’operation , & 1’Operation Kepliquefuit Tetre. Le corps vivifie , dans lequel se fönt les operations vita- a ce texte -les, subsiste par Phumidite radicale, qui est conservee par le suc nour-riffier. Et Tesprit vivifiant, qui opere en ce corps 8c y fait les son-ctions qui lui fönt propres , est fomente par le chaud naturel. Cechaud naturel 6c cette humidste radicale ne fönt point une memechose j ce qui conserve Tun est different de ce qui fomente Pautre.

Le sang 8c le chyle ont des canaux feparez , 6c leur Circulation est di-verse , pour des fins qui ne leur fönt pas communes. Le fang estplein de fei volatil, sulphure , propre ä fomenter la chaleur naturel-le , 6c mal-propre ä nourrir. Les Lions 6c les Tigres, qui en föntavides, ont beaucoup de vigueur 8c de feu , mais peu de graiffe , peude fame & de vie. Le chyle est un suc plus tempere , que la chaleurepaiffit. 6c que les parties du corps retiennent facilement pourPen-tretien efe cet humide radical, par lequel elles subsistent en leur etatnaturel. Le sei volatil du sang des arteres est la matiere de ce chaudnaturel, qui fomente Pefprit de la vie ; ce fei volatil est plus vapora-ble que le suc nourrissier , 6c Pefprit qui en est fait se diffipe plütot,

6c doit etre plus promptement repare. C’est pour cette restaurationque le sang des veines rentre dans le coeur,, qui est l’officine de ceteiprit ; le reste du suc nourrissier, qui est la lymphe , ne retourne aucoeur par le canal thoracique 8c par la veine axillaire que pour s’y me-ler avec un nouveau chyle , 8c y reprendi e un nouveau degre de co-öion pour etre remis en etat de nourrir les parties ,, oü il est renvoyeavec le chyle nouveau.

Ces deux actions du coeur peuvent donc subsister 8c etre entenduesl’une sans Pautre , puisqifelles different reellement entre elles. Lacoction du chyle dans le coeur par le melange de Pefprit vital suppo-se cet esprit en etat de contribuet a cette action , & partant il doitetre deja dispose ä cela par une action precedente. La dissipation dePefprit vital.ne s’enssiit point de la confomption du chyle , si ce suc,qui est beaucoup moins subtil que le sei volatil du lang , dont cetesprit est fomente , est aussi moins vaporable. C’est donc pour cetterestauration de Pefprit vital que se fait en P Animal la Circulation dulang.

Celle de la seve dans la Plante peut avoir une fin pareille, 6c se fairepour reprendre en la racine cet esprit dont la terre est impregnee5c

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