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Tome premier.
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PREMIERE PARTIE. Chäp, IL i 6 r

Tument, au-lieu d’etre favorable ä l’impulsion & ä la continuation dumouvement d’une partie de Fair a l’autrej ce qii’il saut necessairementsupposer dans le bruit.

En sccond lieu, cet ondoyement ou fremissement que l’on fe figure L’air n’est:fe faire dans fair, ainsi qu’il se fast dans l’eau , est une chose qui ne P oint ca -paroit pas poslible. L’ondoyement suppofe que les corps oü il fe faita une furface plate, für laquelle un autre corps plus leger & plus subtil latlon,est etendu j en forte que ce dernier fuit les mouvemens d’clevation' &de depreffion qui fe fönt ä la furface du corps ondöyant, & cette fur-face est la feiste partie qui est capable d 'ondoyement. Or rien de celane fe trouve dans Fair , qui n’est non plus capable d’ondoyement quela partie de l’eau de la mer situee au-deffous de l’efpace , au-delä du-quel l’enfoncement des plus grandes vagues ne peut parvenir : & il mefemble que cette partie de la mer est par cette raifon femblable a Fairqui nous environne, & dans lequel nous l'ommes comtne plongez: caril n’y a perfonne qui pulste concevoir, que st l’on faifoit au Fond de lamer*une impulsion capable de causer des ondoyemens , st eile etoit fal-te en sii furface , cette impulsion fe put faire ni fe continuer & porterfon esset bien loin , comme eile feroit par le moyen des ondoyemensqui fe fönt en la furface ; pavce que les caufes de l’ondoyement ne ferencontrent point en cet endroit.

Pour faire valoir cette comparaifon on pourroit dire, que la vertu qnoiqu’il.elastique de l’air , qui fait qu’il peut etre comprime- , & enfuite reve- ref "nir en fon premier etat, ainsi que fait un ressort, lui peut faire fairequelque chose de femblable ä l’ondoyement de l’eau, lorfqu’ctant com-prime par l’impulsion , cette vertu elastique le fast non ieulement re-to unter en fon premier etat , mais eile le fast meine passer plus loin :

Gar cela peut causer une reciprocation capable de faire qu’une impul-sion n’agissant immediatement que für un endroit, eile passe de la a unautre, & par ce moyen fe continue bien loin.

Quoique l’ondoyement de l’eau soit tout-a-fait different des vibra- L’öndnh.tions qui arrivenc aux ressorts, on veut bien avouer que les recipro- uon n’estcations d’un long ressort, tel que pourroit etre un fil d’aeier trempe ^6t tournc en vis en maniere de cannetille , pourroit faire un esset en p v0 <juirequelque faqon pareil ä celui des ondoyemens de l’eau > mais c’est enle bruit,cela que le ressort de Fair n’est pas propre ä expliquer l’agstation par-ticuliere qui arrive ä l’air dans la produclion du bruit, & c’est ausirpour cette raifon que je dis en troisieme lieu, que le mouvement,d’on-doyement caufe dans fair par fon ressort ou autrement, suppofe quel’air soit capable de cette espece de mouvement, n’est point propre äexpliquer les caufes du bruit , parce qu’il produiroit un esset tout-a-fait contraire ä ce qui arrive dans le bruit : car le propre des caufesdu bruit est de faire que l’agitation de l’air lui fasle Trapper l’oreille dela meine maniere que les corps qui fönt du bruit fe frappent l’un l’au-

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