Band 
Tome premier.
Seite
168
JPEG-Download
 

t68

O V BRUII

quoi-qu’elleserve a Iacontinua-tiori duson dansles corpsreson-nans.

tre, c’est- a-dire, que quand des corps qui font du bruit fe frappentdix fois, on entend dix coups, & que quand iis ne se choquent qu’unesois, on n’entend qu’un coup. Or cela n’arrive point dans 1’agitation,qui par le mouvement d’ondulation est tranlportee d’un lieu en unautre : car une pierre , qui erant jettee dans un etang ne frappe 1’eauqu’une fois, fait que les ondes vont frapper les bords cinquante fois i6c un ressort ondoyant repete fes vibrations cinquante fois , quoiqu’iln’ait ete frappe qu’une fois.

Je fqai bien qu’on m’objectera , que le Ion , qui dans les corps re-formans comme une cloche ou les cordes d’un luth fe conferve longtemps, quoique ces corps n’ayent ete frappez qu’un coup, ne fe peutexpliquer que par la raifon de l’ondoyement , Lc j’en demeure d’ac-cord: mais je dis que ce ,n’est point l’ondoyement de 1’air qui fait cetesset dans les corps refonnans, mais que c’est l’ondoyement des corpsmemes, ainsi qu’il fera explique dans la suite , quand je parlerai de lamaniere dont ce gente de corps agite l’air pour faire durer long tempsle bruit caufe par un seul coup.

Ceux donc qui difent que 1’agitation de 1’air qui fait le bruit est■toujours pareille au mouvement des corps qui fe choquent, difentquelque chosc , a mon avis , de plus railonnable ; mais iis ne difentpas astes : car comme (ainsi qu’il a ete remarque) tous les mouve-mens des corps qui agitent 1’air ne fönt pas du bruit, Lc qu’il y a beau-coup de caufes capables d’emouvoir 1’air avec beaucoup de violencequi n’y excitent presque point de bruit , & qu’au contraire , des mou-vemens tres legers caufent fouvent des bruits tres eclatans & qui fe-font entendre bien loinil faudroit dire en quoi consiste le particu-lier du mouvement qui fe rencontre dans les corps lorfqu’ils fbnt dubruit., &c Comment cette mgniere particuliere d’emotion des corpspeut etre commune a toutes les efpeces disterentes de choc, qu’il fautfuppofer dans toutes les efpeces de bruits., qui font presque infinies.Et c’est ce que je fouhaiterois que ceux qui font capables de penetrerdans ces sortes 'de connoissances voulussent approfondir ; pour les yconvier je vais en attendant dire ce que j’en pense.

Chapitre III.

Explicatiori des caufes de V Agitation particuliere de Tairpar des hypotheses nouvelles.

M On opieion est,que cette agitation si particuliere, qui pour produire le bruit doit ' ” ’ n t - r -

La naturede 1’agi-tation par-

tieuliere quent , Lc dans 1’air qui en eit emu , pour eniiute pouvoir trappciq«i fait le 1’organe de 1’oure, consiste en deux choles z fgavoir, dans la Pctstesse

le rencontrer & dans les corps qui fe eho-qui en est emü , pour ensiute pouvoir frappef

de