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Tome premier.
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I/o

DU BRUIT

ii.

& la vites*se de sonjmouve-ment.

lou , qui ensiamme de petites portions de fer , par lesqnelles tous lesautres corps inflammables peuvent etre enflammez ensuite , si Tonfuppofe que par le choc de ces deux corps il se fait un froisiement,par lequel des particules fönt feparees 8c reduites ä une extreme te-nture ; que cette extreme tenture est capable de faire introduire cesparticules entre les intervalles qui fönt entre d’autres particules , &Cpar ce moyen en les divifant leur faire aquerir la meme tenuite, 8cainsi les rendre capables de pr’oduire une pareille division , & faireaquerir auffi une meme tenuite ä d’autres particules ä l’infini: car cet-te fupposition fait voir , qu’un corps enflamme en brule un autre,parce que la tenuite de fes parties , qui fönt devenues telles par la di-vision , est capable d’en diviser d’autres de la meme maniere , 8c leurfaire aquerir une pareille tenuite , fuppofe qu’elles foient remueeS avecune meme viteste.

Or la viteste du mouvement n’a pas une vertu moins incroyablepour augmenter les puislances. On fqait combien la force de la pe-fanteur est augmentee dans les corps par la viteste de leur mouvement,8c que si un meme marteau frappe plus fort etant manie par une mainplüs forte , ce n’est que par la raifon qu’une main plus forte le remueavec plus de viteste. Ainsi si Ton fuppofe cette viteste extreme dansle retour des particules que le choc a froissees dans les corps qui föntdu bruit , ce retour etant caufe par le reflort qui fe rencontre danstous ces corps , il ne sera pas difficile de concevoir , que cette extre-me promptitude des particules emües dans les corps par le choc peutleur faire produire une pareille promptitude dans les particules de l’air,8c les mouvoir avec une viteste qui du moins approche de la leur , äProportion de la resistance que ces parties de l’air trouveront avoir äcette promptitude. Mais si Ton fuppofe encore , que ce mouvementfe fait en des particules tres petites, il sera aise de comprendre que faviteste peut etre extreme ; la grandeur des corps etant ce qui apporteplus de resistance au mouvement , ainsi qu’il sera explique dans la fe-conde Partie. Il s’agit donc ä prefent d’expliquer les Phenomenes duBruit par ces deux qualitez.

Chapitre IV.

Explication des ßx Phenomenes du Bruit par les hypothefes de laVitejse de Vagitation qui le caufe , & de la Petiteßede l’efpace dans lequel il fe fait,

L’aoha- T ^ P rem * er Phenomene est , que l’agitation particuliere qui fait letionde JL-f bruit, lorsqu’eile frappe l’oreille , ne paroit faire aucune impref-fair qui sion für les autres corps , que les autres agitations de l’air emeuvent