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Tome premier.
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PREMIERE PARTIE. Ghap. IV. in

puissamment, & que neanmoins eile frappe I’oreille ä une grande fast l edistance. Ce Phenomene a deux parties. A l’egard de la premiere, bniIt nel’agitation qui fait le bruit ne touche que l’oreille, parce que la pcti- toucl ?, e •teste de l’efpace , que le mouvement de cette agitation parcourt, ne ^niedonne pas lieu ä cette agitation de faire aucune impreflion fur les au- caule detres corps qui les emeuve sensiblement, quoique cette emotion im-j? P eti f tef:perceptible foit süffisante pour faire impreflion für les parties delica tes p ac edont l’organe de 1’oui'e est compcse. lequel ? iie

A l’egard de la seconde partie du Phenomene , l’agitation particu- se fait.liere dont il s’agit frappe l’oreille ä une grande distance , parce que sapromptitude eil teile qu’il n’arrive point a fair ainsi agite ce qui lui Elle si-ap-arrive dans les autres agitations, qui le faisant avec moins de prompti- {”\tude ne peuvent pas aller bien loin. La raison de cela est, que la grandefluidite de l’air le fait ceder st aisement au corps qui le pousse , 8c il distancefe retire st promptement ä cöte pour paffer derriere & prendre la pla-® causc ^®ce du corps qui s’avance pour le poufler , que l’action de ce corps est t ; tu ^ r ° mp *eludee par la retraite de fair qui efquive : de forte qu’il est neceflaireque la promptitude du mouvement , qui caufe cette agitation , foit qui p rc '-teile qu’elle previenne celle que l’air a pour efquiver : car fuppofe que vient lale mouvement du corps qui agite l’air foit plus prompt pour le pouf- j“ 1 . 1 ® ^fer que celui de fair n’est pour efquiver, il est evident que la partiede fair , laqueile est poussee immediatement par le corps qui fait dubruit, fera contrainte de fuivrc la vitesse du mouvement que ce corpslui donne , 8c qu’elle fera le meine esset für l’autre partie de fair : enforte que ce meine mouvement le continuera de la meme faqon juf-qu’ä l’oreille, toutes les parties fe poussant les unes les autres avec unevitesse egale, ou du moins qui n’a que peu de dechet für un trds longefpace. Or ce dechet a deux caufes j l’une est la compreffibilite del’air, qui fait qu’il cede en quelque faqon au coup, quoiqu’il n’efquivepas; l’autre est , que les particules dont le retour frappe fair, quoi-que prefque infinies en nombre dans chaque bruit, quelque petit qu’ilpuisse etre ,-doivent pousser encore un plus grand nombre de particu-les de fair , ä caufe que l’agitation qui fait le bruit fe fait autour desend rost oü les corps fe choquent de tous fens : ce qui apporte quel-que resistance au mouvement du retour des particules des corps cho-quez i & c’est de ces deux caufes que procede le retardement qui ar-rive dans le tranfport du bruit, qui n’est pas vite comme celui de lalumiere , lequel fe fait dans un - milieu qui n’est pas capablc de com-preffion comme celui du bruit, ainst qu’il fera explique dans la flute.

Aristote fait mentio n de la necestite de cette vitesse du corps, qui& lui fastagite l’air dans -la production du bruit $ mais il ne la met pas comme fai / e U!1necelläire absolument dans tonte forte de bruit, mais feistem cnt dans” 1 “" el ;.celui qui fe fait par le choc d’un corps solide 8c de l’air , ainsi qu’il *

arrive quand on le frappe avec une houffine ou avec un fönet, fup-corps so-

Y z poiant Hde,