SECONDE PARTIE. Chap. I 177
point visibles : en sorte que les parties que nous pouvons discerner de partidans les corps, quelque petites qu’elks soient, sont encore beaucoup cu!es 'plus grandes que ces parties invisibles que je suppose. & de P a ’
(Jn peut encore supposer , que la liaison mutuelle des corpuscules es ’qui compose les particules , & la liaison que les particules ont entrej-®^“^elles , de meme que celle qui fait que les parties sont attachees en- enscmblesemble, doit etre attribuee a la pesanteur de la partie subtile de 1’air,qui pousse & ferre les corpuscules , les particules , & les parties les causc deunes contre les autres, cette pesanteur, suivant les hypotheses que j’ai liaisonexpliquees ailleurs , etant la cause commune de la connexion & de la commu -consistance de tous les corps qui ont d’autres causes particulieres de ]” eleur differente liaison , qu’il est raisonnable d’attribuer aux differentes tem- dekfigures, tant des particules, que des parties, selon qu’elles ont des partie sub-faces plus plates & en plus grand nombre ; supposant que la differen-te disposition de ces faces donne moyen a cette pesanteur commune 1 an ’
d’attacher les particules & les parties plus ou moins fermentent ks ou P arune_ ‘ caule par-
unes aux autres. . / ticuliere/
Car l’on ne doit point trouver etrange , que cette pesanteur de la q U ; est lapartie subtile de 1’air, qui fait la consistance inebranlable des marbres fig ure de8& des diamans , soit la meme qui fait la consistance si peu constantedes corps les plus tendres & les plus fluides : car comme la meme pe- 'santeur agiflant sur des leviers est plus ou moins facile afurmonter,selon qu’ils sont differemment difpofez, la differente disposition desfaces des parties peut aufli rendre Ja meme pesanteur de la partie sub-tile de 1’air plus ou moins capable d’apporter de la resistance aux cau-ses de la separation des parties & des particules.
Or cette division ou separation des parties, dont les corps sont com- Scquipeirfpofez, & qui leur arrive lorfqu’ils fe rencontrent & qu’ils fe choquent, v f n .' « n ' efe doit entendre en deux manieres: car alors iis peuvent souffrir ou c!iv,sez >Une division abfolue , dont il ne s’agit point ici, laquelle fe fait lorf-que le corps est actuellement divise Sc rompu , ou une division impar- q Uan j ; ]ssute , qui n’est proprement qu’une extension faite par le feul eloigne-sontrom-ntent des parties , qui est tel qu’auffi-tot que la caufe qui produit cet pus,eloignement cesse , les parties fe rapprochent d’elles-memes , y etant ou impar-'
, pousiees par la puislance de la pesanteur que je fuppofe dans la partie seitementsubtile de 1’air; & cet esset est ce que 1’on appelle le reflbrt. fbm seu*
Cette separation 8c cette division imparfaite fe fait encore en deux i ementUianieres, qui ont rapport aux differentes causes de cet ebranlement, etendus.'
^ ä la differente disposition des corps dont les parties sont differem- La div -_jUent liees: car quand les corps qui fe rencontrent sont tous deux so- sion im-udes, & qu’ils fe frappent rudement, souvent tout le corps & en me- pa>saite fe'temps toutes les parties & les particules sont fecouees & ebranlees P elltfairc ’a N la fois , ainsi qu’il arrive quand on fecoue un boisseau plein de bled, ou P ar ,a° u tous les grains feparement sont ebranlez a la fois. Mais quand la ^ e e n “”“ re
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