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Tome premier.
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i?8 DU BRUIT

corps so- rencontre se fait entre deux corps, dont l’un est solide , & l’autre le-'

lides, dont g er gr ß u 'ide comme l’air, quclque rudemcnt qu’ils se choquent il n’ysontfT a j ama ' S Zoere que les particules de la surface qui soient ebranlees:branl/es, ainst qu’il arrive au meme boisseau plein de bled quand il est frappepar le vent, qui ne remue que les grains de dessus.rencontre U saut encore supposer, qu’il n’y a que le mouvement des particu-d’unsoli- les qui soit cause immediatement de l’agitation particuliere de l’-air quide & d’unf a j t i e bruit j le mouvement des parties n’y contribuant qu’entant qu’ildorn il’n’’ cau ^ e siuelquefois celui des particules excite par la scule vertu de leura 0 que je/ ressort , qui fait que lorsqu’elles ont ete froissees & pliees dans la ren-yarticules contre des corps qui fe choquent, elles retournent en leur premierqui soient £ tat avec une teile promptitude , que les parties de l’air qu’elles frap-cbranlees. nt n > a y ant p as ] e temps d’esquiver Lc de se detourner , fönt con-traintes de Trapper avec la meine promptitude celles qui fönt devant,& celles-la les autres jufqu’a l’organe de l’ouie.

Cette hypothefe fera expliquee plus amplement dans la fuite. Enattendant on en tirera cette confequence , que les particules etantd’une petitesse extreme , le mouvement qu’elles ont dans le froisse-ment quf les plie , &c dans le retour que leur ressort cause , de memeque celui qu’ellcs donnent a l’air qu’elles poussent, doit etre fait dansun efpace extremement petit ; soit qu’elles soient froisiees immediate-ment par le coup des corps qui fe choquent, ou par l’ebranlement quiarrive aux parties en confequence de celui de tout le corps , l’ebran-lement des parties etant capable de produire celui des particules, demeine que celui du corps est cause de celui des parties.

Pour ce qui est de la maniere particuliere dont les corps fönt re-mue?, pour caufer la fenlation , eile peut fervir ä l’cxplication de lapetitesse de l’efpace, dans lequel fe fait le mouvement qui cause lement des bi'uit, si l’on fuppose , ainsi qu’il est fort probable , que cette manie-re d’emotion particuliere fe rencontre dans l’ouie de meme que dansles autres scns : car il n’est pas difficile de comprendre , que le mou-vement , qui est particulier ä tous les corps qui contribuent ä quel-que fenfation que ce soit, est tres petit , 8c fe fait en un tres petit

ment qui elpace.

fe fait Comme les corps fouffrent de deux fortes de mouvemens, dont il ydans les en a un grand , qui est manifeste , par lequel tout le corps 8c les par-fations scn " t ' es c l ue ^’ on P eut y discerner fönt emües, 8c un autre tres petit 8tnon apparent, par lequel les seules particules fönt ebranlees j il sautkflTun 6 concevojr ? que ce dernier mouvement est celui par lequel les obje tSmoiive* ^ rendent sensibles. Ainsi quand un corps fait fernst ä la peau sii cha*menr oc- leur , ce n'est point le mouvement par lequel le corps approche deculte & la peau qui produit la fenfation dans l’organe ; mais c’est un autretible 61 ” 06 ^* raouvement qui paroit si peu , qu’il ne passe point pour un mouve-e> ment , quoiqu’il soit süffisant pour separer 8c eloigner les particules

la manie-re particu-liere du

corps quifönt le

bruit efl;pareillea celle du