SECONDE PARTIE. Chap. II. i8r
Dans Ia partie subtile de 1 ’air 1 ’incompreffibilite & la pesanteur soneextremes : car la grande profondeur 6e la grande hauteur , qu’elle aau-dessus de la terre fur laquelle la partie grössere, qui est ce que Tonappelle 1’athmosphere , ne s’eleve pas beaucoup , la rend tres pelantez& fon incompreffibilite vient de ce qu’elle n’est rien autre chofe qu’unamas de corpufcules simples , qui etant presque indivisibles & imme*diatement joints les uns aux autres, ne fönt pas capables de s’appro-cher davantage comme les autres corps, qui bien-qu'ils foient com-poscz de particules qui se touchent immediatement par quelques en-droits ,. elles en ont auffi beaucoup d’autres par lefquels elles ne setouchent pas, £c qui se peuvent approcher etant poussees avecforce.
II ne faut donc pas trouver etrange , si 1'emotion que la lumiere qui dimi-produit dans les objets paste si promptement jusqu’ä 1’oeuil , les par- nue laticules du milieu etant serrees comme elles sont & tout-a-fait incapa- ^deX^bles de comprestlon, & si les particules du milieu, qui transmettent a lr , 0 uve-1’oreille Temotion qui sait le bruit, etant compreslibles & cedant cha- ment q U j-eune quelque peu au coup qui les pousse , elles ne peuvent empecher s ’y fa <tqu’il ne se perde quelque chofe du mouvement qu’elles ont rcqu, lor-f- | eque tous ces petits dechets, que chacune des particules fouffre, com-pofent une fomme considerable dans le tout.
Mais bien-que cette compreffibilite de la partie grössere la rende cettemoins propre a conserver toute la vitesie qu’elle reqoit des particules preffibili-de 1’objet, que n’est la partie subtile qui n’en laifle rien perdre du^ ene , cau_tout; eile ne laifle pas d’en conserver astes etant ernue avec la vi teste tr/sVcdtincroyable du retour des particules des corps froissez , pour emouvoir retarde-non leulement 1’organe de 1’oufe , mais meme les corps voisins, Le y ment,produire des reflexions;
Car il faut remarquer que Ia puissance da restbrt , qui. est la caufe a cause dcdu mouvement que les particules ont dans leur retour , est teile qu’il Ia granden’y a rien qui egale la vitesie qu’elle produit, le mouvement que ^reLoir de§ehofes les plus peläntes ont dans leur chute n’etant pas capable de particulas, >1 ’egaler. La raifon de cela est , que la puistanee du restbrt n’est rienautre chofe que celle de la pesanteur de la partie subtile de 1’air, ainsique je Pai explique dans le Traite du Restbrt : & il n’est pas difficilede concevoir cotnbien cette pefmteur est grande, si l’on considereque c’est. eile qui resiste a la separation des particules des corps lesplus durs ; & que la disticulte , qu’il y a a rompre le porphyre & lesdiamans , ne vient que de la disticulte qu’il ya a forcer la-resistance 1que cette pesanteur apporte a la separation de leurs parties.
Or la pesanteur de la partie subtile de 1 ’air surpaste de beaucoup lab^ueHepesanteur de tous les autres corps , par la raifon que toute la pesan- est P/°-teur, qui est dans chacune des particules de cette fubstance qui occu-Re au-dessus de la terre des dpaces presque infinis , elt ume & ramas-
Z 3 see