sintern - dela partissubtile del’air qui enest la cau-se :
eile estd'ailleuvsfavorableä cetteprompti-
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en cedantd 1’impul-iion,
St en cm-pechantque l’ex-tiemeprompti-tude de1’impul-(ion necaule duvuide.
182 DU BRUIT
fee pour agir tout ensemble für chacune des particules auxquelles eilefait avoir ressort ici-bas ; au-lieu que chacun des corps , dont nouspouvons eprouver la pesanteur , n’agit que par la pesanteur particulie-re, n’etant point aide par la pesanteur des autres corps.
Pour ce qui est de la compreffibilite de la partie groffiere , si eileest capable d’apporter quelque retardement au mouvement que le re-tour des particules lui donne , eile y est favorable d’ailleurs en beau-coup de choscs 3 premierement eile aide ä la continuation du mouve-ment en ce que sans eile il faudroit necessairement que toutes les par-ticules de 1’air qui fönt entre l’objet Sc 1’oreille susient remuees en unmeine instant : ce qui apporteroit une resistance bien plus grande aumouvement, que si l’on suppose la compreffibilite de ces particules:car la particulc de 1’air pouflee par le retour de la particule du corpschoque , quoiqu’elle cede en quelque faqon a ce mouvement a caulede st compreffibilite , eile ne laisse pas de pousser celle qui est devanteile , tant par la raison qu’elle ne cede pas absolument, que parce quela vertu du ressort, qu’elle tient de la compreffibilite, lui donne unereaction , par le moyen de laquelle eile ne perd prefque rien de l’im-preffion qu’elle a reqüe du mouvement, Sc qu’elle la donne a celle quiest devant eile tres peu disterente de celle qu’elle a reqüe : de memequ’une raquette frappant une balle , parce que 1’une & 1’autre ontbeaucoup de compreffibilite & de ressort , la raquette fait plus d’effetavec une legere impulsion , que ne feroit un battoir d’acier trempe& une balle de la meme matiere avec une impulsion plus grande.
En second lieu , cette compreffibilite de la partie grössere de 1’air,qui la rend capable d’etre resserree , la rend auffi capable d’etre eten-due. Or cette faculte de s’etendre lui est neceffiiire pour remplir levuide qui arriveroit necessairement, lorsque 1’air est pousse par le re-tour de la particule du corps qui fait le bruit : car la vitesse de cetteimpulsion etant teile , que 1’air qui est pousse n’a pas le loisir de re-tourner par les cotez pour passer derriere la particule du corps qui lepousse, il fe devroit trouver un vuide en cet endroit, si les particulesde 1’air qui fönt plus proches ne le remplissoient en s’etendant danscet efpace 3 ce qu’elles font facilement, parce que toutes les partiesde l’air grosser etant ici-bas comprimees par la pesanteur de tout 1’airqui est au-desiiis , elles ont une grande propension a s’etendre dans 1 csefpaces qui leur font laissez vuides, ainsi que l’on eprouve lorsqu’cotirant le piston de la machine du vuide on lui donne le moyen des’etendre. Il est donc , ce me scmblc , asses facile de comprendre,que les particules de 1’air , lefquelles font a cote de la particule ducorps qui en s’en retournant frappe la particule de l’air qu’elle a de'vant eile , venant ä s’elargir & s’etendant dans 1’espace que la particU'le du corps laisse en s’en retournant, elles empechent qu’il ne s’y fad edu vuide j Sc cette extension fe failänt par le moyen de leur ressort,
dont