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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. Chap. II 18z

dont la prömptitude est extreme , il arrive qu’elles demeurent commeimmobiles ä l’egard des autres particules qu’elles soutiennent, & qu’el-les empechent de retourner en aridere , & d’esquiver a cote pour ve-nir occuper la place, qui demeureroit vuide lorsque la particule ducorps qui a ete placce s’avance en retournant pour pousser 1’air.

11 est donc vrai , que certe compressibilite ne retarde que tres peu-le mouvement de la partie grassiere de 1’air , & s’il y a quelque diffe-rence entre le mouvement que la partie subtile recoit des objets en-tant qu’ils fönt visibles, & celui que la partie grassiere reqoit des me-ines objets entant qu’ils produiscnt le bruit, eile n’est point tant dansla plus grande ou la moindre vitesse , que dans la maniere du mouve-ment , lequel selon des hypotheses probables est dans les objets visi-bles un mouvement circulaire fait fur le centre de chaque corpufcu-le fpherique de la partie subtile de 1’air; au-lieu que dans les objetsqui fönt du bruit le mouvement fe fait avec un cbangement de place,que le corpufcule de la partie grassiere de 1’air fouffre en s’avangantVers l’oreille ; mais l’un & l’autre conviennent en ce que leur mouve-ment est tres vite. Or une des principales raifons de la vitesse du La .mouvement qui caufe le bruit est la mobilste des corps qui le produi- päie P c”lvse

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sent , laquelle est tres grande ä caufe de l’extreme petitesse des parti- de lacules dont ils fönt compofez, & qui fönt les feules parties qui caufent te ^~ ele bruit, cette petitesse etant si extreme , qu’elle ne permet pas qu’ils™ent V quiayent une liaifon bien forte les uns avec les autres: car de meme qu’il st seit dansest plus difficile d’arracher un grand arbre qu’une petite herbe, il estl’ou'ie estaife auffi de concevoir que le moindre attouchement est capable P etire ?«’d’emouvoir les corpufcules > & que la puissimce extreme de la pefan-teur qu’il saut supporter dans la partie subtile de l’air les trouvant avoirsi peu de resistance au mouvement, les dost remuer avec une vitesieextreme quand eile produit le retour qu’elles ont par la vertu de leurvessort, dont la pefanteur de la partie subtile de l’air est la caufe.

Chapitre III.

§,\ue le mouvement des particules ebranle'es dans les corps qui sechoquent eß celui qui caufe le bruit immediatement.

T^Ou r nchever d’expliquer les hypotheses de la prömptitude & de -

A- la petitesie du mouvement dont il s’agit , il reste ä faire voir que venientle mouvement qui caufe le bruit immediatement n’est que dans l’agi- maniststsKation imperceptible des particules des corps qui fe reneontrent , &' n ? e S ßpointque le mouvement manifeste du corps entier & des parties visibles n’y ia caufe duc ontribue que parce qu’il est quelquefois caufe du mouvement despuit,Particules. Pour appuyer la probabilite de ce Probleme , je me fers

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