SECONDE PARTIE. Chap. VIII. roz
Chapitre VII a.
i Des modifications dont toutes les ejpeces de Bruit sont capables ,& premierement de sa Repetition appellee Echo.
A Pres avoir explique quelles sont les differentes efpeces de Bruit, Toutes I«ii reste ä parier de ce qui est commun ä toutes les elpeces, & es P? c ® sdequi sans changer 1’eflence, par laquelle elles sont distmguees, leur ap- c ä ^les *porte seulement quelque modisication > je remarque que cela consiste de troisen trois choses, qui sont sa Repetition appellee Echo , son Augmen- modifica-_tation appellee Resonmnce , & son clrangement appelle 7bn.
La repetition du bruit appellee echo n’est rien autre chose que-^o ia"Teffet d’une partie de la reflexion du bruit, que Toreille apperqoit l-efonnan-distincfcement separee du reste de la reflexion. II a ete ci-devant aßes ce > & Issouvent parie de la reflexion ; mais parce qu’il n’y a point de bruit ou ton<la reflexion soit si sensible que dans l’echo , j’ai distere jusqu’ä cet en- Cedroit d’expliquer Comment j’entens qu’elle se fait , tant en general c ’est qu<?dans tous les corps quand ils se choquent, etant remuez avec promp- l’edio.titude, qu’en particuüer dans l’air lorsqu’etant agite par les caufes dubruit il- va choquer d’autres corps ou ii fait reflexion ; & je crois quela maniere de l’expliquer par la vertu du ressort, que je stippose danstous les corps, est plus claire & plus facile que pas une autre.
L’opinion commune est, que la reflexion qui arrive a un corps, Commentlorsqu’etant remue avec promptitude il en rencontre un autre", se fait, *" e / au . - ,aparce que Ion mouvement eit continue, nonobitant la rencontre de<j’ Lm cor p Sl’autre qui demeure fevme ; car l’on suppose qu’alors le corps remue äla ren-ne communiquant rien de son mouvement a Tarnte, & par conse- *°" trequent n’en perdant rien , il le continue , &C ne fait que changer la di-rection.
Mais comme il est certain qu’il n’y a point de corps visible qui nes’enfonce etant comprime, il .n’est pas aise de comprendre qu’un corpsremue ne perde quelque chose de son mouvement ä la rencontre d'unautre, & que celui qui est rencontre ne recoive quelque chose dumouvement de celui qui le rencontre , ä cause de la compreflion mu-tuelle qui leur arrive: car celui qui est remue s’enfongant dans Tautre,ü ne peut pas pendant cet enfoncement continuer son mouvementavec la promptitude qu’il avoit avant la rencontre , a cause de la re-sistance que le corps enfonce apporte ä Tenfoncement; & l’enfonce-menc , qui se fait dans le corps rencontre ,, ne se peut pas auffi fairestns qu’il fouffre quelque mouvement.
Je trouve donc qu’il est croyable que le corps reflechi perd quelquec hose de Ion mouvement, 6t que celui contre lequel la reflexion se
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