-10 DU BRUIT
' Quoique la difposition des corps foit la principale cause du tonqu’ils sonnent, scavoir , selon que leur tension & leur roideur plusgrande ou moindre , selon la condition de leur matiere , est capablede faire que ce mouvement des parties ondoyantes foit plus ou nroinsprompt , plus ou rnoins ferre , plus ou nroins vehement , & plus ounroins capable de produire Pimpulsion des particules que j’ai appellee1’impulsion interne 3 il y a neanmoins des rencontres , ou le change-nrent de ton depend austi de Pimpulsion externe , qui etant plus ounroins forte dans un meme instrument est capable de lui faire chan-ger de ton. Cela arrive dans les instrumens a vent, dont le princi-pal fon depend davantage de la reflexion du premier bruit , que de1’ebrairlement premier caufe immediatement dans les parties & dansles particules des instrumens formans par la percuflion , tels que fontles cloches & les instrumens ä corde , ainsi qu’il fera explique dans lasuite, en pariant des instrumens a vent.
causee par Les corps reformans etant compofez (ainsi qu’il a ete dit) de par-leurmatie- ties homogenes , & leur fubstance ayant par cette raifon une grandeeile est* nd oZrilste , s’il fe rencontre que leur figure ait au sii cette egalite , teileliomo^e- qu’est celle qui fe rencontre dans une cloche , qui dans fa circonferen-ce est d’une egale epaisseur, ou dans une corde, qui est d’une egalegrosseur dans toute fa longueur , les ondoyemens ou battemens, queccs corps souffrent par Pebranlement que leur caufe le coup qui lesfrappe , ont une egalite fort juste ; & cette egalite est de teile impor-tance , que si une corde de metari est torfe le moins du monde, &qu’elle fe trouve mife fur les chevalets du clavestin autrement qifellepas fauste ^'^^oit quand eile a ete tiree a la filiere , cette inegalste fait qu’elle■ 'ne pe ut jamais et re bien accordee , & c’est ce qui la frit appellerfauste. La meme chofe arrive par la meme raifon aux cordes a boyau,qui {ont fausses, quand elles font ou plus grosses ou plus dures en unendroit qu’ä 1’autre ; la caufe de cet esset est expliquee a la sin duChapitre.
ne,
qui saitqu'unecorde estou n’est
Ou parleur for-
11 faut donc fupposer que la figure des corps reformans ayant cetteegalite convcnable, il arrive toüjours qu’une certaine tension produit
toüjours qu’une certaine tension produitentre eux , dont le nombre a austi toüjours le
elfe est 3n< ^ eS ^ attemens % aux^„ a j e meme rapport ä la tension , & par confequent au ton ; en forte qu’1111
qm pro-duicdesbattemensegaux,
dont Iarencontrefhit lesconson-nances,
certain ton a un nombre certain de battemens en un certain temps>par exemple , si une corde d’un pied tendue par un poids de cinqlivres frit avoir cent battemens en une feconde ä chacune de fes par-ties , une corde d’un demi-pied leur en fera avoir deux cens, fuivantles raifons qui ont ete donnees des differens tons , qui font que lapromptitude des yibrations caufe le ton aigu , & leur lenteur le gra-ve. Or c’est fur cette egalite de battemens proportionnee ä la ten-sion que font fondces les confonnances & les dissotmances : car lesconfonnances fe font, quand les battemens de deux fons ont une teile
pro-