SECONDE PARTIE. Chap. XII. sjt
te la longueur du tuyau du hautbois , qui, les trous etant bouchez,peilt faire baisser jusqu’ ä plus de deux octaves dans un cromorne avecion anche ordinaire , n’etant pas capable" de faire baifler feulement dedeux tons avec une anche de regale.
Le chiflement de la beuche fe fait avec les levres , de la meme ma- dans leniere que la voix & le chane fe font avec les membranes de la glotte, chifle-& de meme auffi que le fon des flutes est produit par le moyen de leur [ ne 1 " t d ® ,languette , fcavoir , par le froiflement des particules caule par le frot- a ° uc ^tement de 1’air : mais il en est different en ce qu’il n’est point'aug-mente par la reflexion d’aucune cavite , teile qu’ est celle du palaispour la voix , ou celle du tuyau pour les flutes; & c’est en cela quele chiflement a quelque rapport avec le fon des anches des regales,qui fans etre enfermees dans des tuyaux de longueur differente pro-duifent leurs differens tons, lorfque l’on allonge ou que Pon accour-cit la languette.
La maniere qui fait le changement de ton dans le chiflement lui estcommune avec la voix , avec le premier bruit des trompettes produitpar la compreflion des levres , & avec celui des anches des regales,fgavoir , par la proportion de 1’ouverture , par laquelle 1’air est pouf-fe, & dans la circonference de laquelle les particules font froiflees pat-ie passage de Fair : car cette ouverture fait un ton grave etant elargie,.ä caufe que les parties font alors plus lach es, & un aigu quand eileest etrecie, a caufe que les parties font plus fermes & plus capablesde caufer le froiflement d’un grand nombre de particules en un petitefpace > & aufli par la raifon que le vent de la bouche a plus de forcepour les ebranler, etant reflerre par une ouverture plus etroite.
Chapito X11L
Des inßrumens qui ne paroijsant point avoir de ton en ont j &de ceux qui paroijsant en avoir n''en ont point.
I L y a des instrumens oü le ton est si obfcur qu’ il est difficile de le Les instnii-difeerner au trement que par la comparaifon de plufieurs de leurs fons mens, qui 1ouis fucceflivement. Le tambour est de- cette efpece , de meraele claquebois , qui est un instrument ainfi appelle, parce que ces dif- C]ui s ^_ferens tons font produits par des bätons de longueur & de grossem- blent n’eitdifferente : car il est difficile de dire quel est le ton d’un tambour , & pas avoir,,de l’exprimer avec la voix, lorfqu’il est bat'tu tout seul: mais on s’ap-perqoit de la difference du ton de deux tambours , qui ont une gran- &?e da-deur 8c une tension differente , quand on les bat immediatement runquebos^apres 1’autre. Tout de meme quand on ne frappe qu’un des bätons
du.