les instrumens quisemblentavoirquelque ton,& qui n’er,ont point
rzr DU BRÜIT
du claquebois , il n’est pas aife de juger de son ton , comme quandon en Trappe plusieurs les uns apres les autres.
Or le changement de ton dans ces instrumens se fait de meme quedans tous les autres , fgavoir , selon la differente maniere du froiste-ment des particules emües dans les parties ondoyantes par 1’ebranle-ment de tout le corps resonnant : car lorsque'ces parties, desquellesle ton depend principalement, fönt fort serrees les unes contre les au-tres ä cause de la promptitude & de la vehemence des secousses quifontl’ondoyement, le ton est aiguj & la petitesse du corps ondoyant,■fa durete, & tout ce qui le rendant tendu, peu lache, Lc moins plia-ble le fait ondoyer par des parties plus petites, font les caules qui pro-duisont cette promptitude & cette vehemence des secoufles, en sorteque plus un tambour est grand, & moins tendu, & plus les bätons duclaquebois font longs, plus ces corps sonnent un ton grave; parceque leurs parties ondoyautes font plus grandes, plus läches , & moinscapables d’une Vibration prompte 6c vehemente.
Mais la difficilste , que l’on a ä remarquer dans ces instrumens lesdifferens tons, vient 'de ce que leur ton dependant de l’ebranlementdes parties ondoyantes de tout 1 e corps resonnant, cet ebranlement,qui est petit dans une peau & dans du bois , de meme que dans toutesles autres matieres heterogenes qui ne reforment point, ne fgauroitfaire qu’ un tres petit effet; le plus grand ebranlement, & qui caufeprefque tout le bruit dfins ces fortes de corps, ne dependant guereque' des particules froissees immediatement par 1’attouchement desdeux corps qui fe choquent: car il arrive que cet attouchement im-mediat est toujours le meme dans tous les tambours & dans tous lesbätons du claquebois, quoiqu’iis foient de grandeur differente, par-ce qu’iis font frappez par un meme maillet : mais cela n’arrive pasainsi dans les corps que l’homogeneite de leur fubstance rend fort re-fonnans; car des cloches de differente grandeur, quoique frappees parun meme marteau , qui froisse immediatement toujours un memenombre de particules , tendent des fons manifestement differens, äcaufe que les parties, dont la teusion differente ä proportion de lacloche fait les tons differens, ont une teile mobilste , qu’ dies fontpuissamment ebranlees par le coup du marteau, pour faire que le froif-fement du grand nombre de particules caufe par l’ebranlement de tou-tes les parties du corps resonnant fasse toujours un plus grand bruit,que n’en peut faire le froissement des particules ebranlees par 1’attou-chement immediat que le coup de marteau y caufe.
11 femble y avoir encore une maniere de changer le ton ; mais cechangement, tout au contraire de celui du tambour & du claquebois,- est plus en apparence qu’en effet : cette maniere depend des accens Scdes inflexions , telles que font celles de la voix , quand on lit, quandon recite , & meme quand on parle fimplement, lorfque c’est avcc un
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