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D V BRUIT
fee confu-se 8c ne-gligee.
Dans Iayeille onpense deces deuxmanieresa la fois.
nne pen- ciles qtie k pensee expresse & exacte n’y est point necessaire, ea fortefee expres- neamnoins que cete pensee confuse ne hisse pas de se faire avec un -rairflincte" &fonnement compofe de toutes fes parties; ainfi qu’il a ete HxpliqMune pen- par les exemples de la memoire des betes.
Or nous pensons prctque toüjours de ces deux differente? rnanieresa la fois, principalement quand nous sotnmes eyeillez ; parce que nousIbmmes toüjours employez a des actions que 1’habitude a rendugs fa-ciles , & en meme temps a d’autres , auxquelles des n-ecestitez occur-rentes ou notre propre choix nous font appliquer avec foin : car s’iletoit vrai que nous ne pensons point quand nous ne eroyons pas pen-ser, il-seroit vrai que nous ne penserions point quand nous dqffnons fan?rever ; ce qui est faux ; car alors il n’y a que la pensee expresse quicefle , 1’ame -erant occupee aux fonctions naturelles , pour leJfquellesQuand onles pensees negligees & consules fuffisent, en sorte neanmoins qu’clle?dort sans f ont mo ins confuses & moins negligees que pendant la ycillc ., oü je?rever on p en {£ es expresses rendent quelquefois les pensees qui font attaebees auxpensee fonefaons naturelles un peu trop negligees ; eeit ce qui 4ait qu alses«onfuse. souvent les profondes & longues medstations empechcnt la digellion,ou caufent un mal de tete , rarae ne pouvant -pase-tre appliquee for-tement aux pensees expresses sans negliger de pourvoir par les penseesconfuses ä ce qui appartient a la coction 6c ä .la rectificatiqn des hu-meurs.-: & qssau contraire ces fonctions se font ordinairement mieuxpendant le sommeil , dans lequel , quand il s’agit de -travailler av ; eetbree aux fonctions naturelles , nous n’avons jaraais guere dc songes >car les songes ne font rien autre, chofe qu’une suite & un enchaine-ment de pensees expresses, &c tout-a-fait differentes de celles qui fontordinairement employees a la eonduite des fonctions naturelles. C’est-pourquoi les malades & ceux qui ont beaucoup -mange ne font dessonges que rarement; & par la meme raison nous agilibus plus puif*famment dans nos pensees expresses , qu’on appelle vulgairement letravail de 1’elprit , lorsque dans une fante parfaite , & la coction desalimens etant achevee , 1’ame vaque presque toute entiere aux chosesdu dehorsj c’est ainsi que j'appelle ce qui n’appartient point aux fon-ctions naturelles.
Que la Ainsi lorsque par Tardeur & par la malignste d’une -fievre il arriveyerte & Ia q U ’ on ^oid la memoire, qne 1'imagination est troublee , Lc que la rai-t-ion des" est pervertie ,. on peut dire que ce n'est point que les Organes defonctions ces fonctions soient alterez , mais que c’est que 1’ame est tellementrdes scns occupee a regir £c ä conduire la chaleur naturelle qui combat contreauf ani- S ’ l ;l m aladie , qu’ eile ne peut vaquer aux autres operations& que lesvent dans pensees expresses, desquelles depend le raifonnement qui est depraveles mala- dans la maladie , n’agissent que tres foihlement fur les choses de de-fioirifient ^ 01S ' La raison de cela est,, que les autres pensees , qui pendant la.pobt quii knte n’etoient que du genre de cclles que j’appelle confuses , a caule