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DU B RUIT
reis,
leur est favorable, fe donnc toute entiere ä la joye & au plaisir.laquelle 'Car comme il est aife de concevoir , que l’ame peut avoir indepen»est de na- damment du corps toutes les sticultez des fens interieurs, puifqu’ii n’yinT/en 11 ' 3 l araais eu 6ecle ni de religion oü Ton n’ait crü que les am esdämment etoient feparafales des corps j il n’est pas difficile de fuppofer, que cha-des orga- que faculte de Tarne qui lert ä chaque fens Interieur a un tel rapportnes coipo-, ll{X pumeurs & aux esprits differens qui constituent les temperamensdifferens, que par exemple lorfque dans un temperament froid& grös-ster Tarne est occupee ä faire produire &c ä gouverner les esprits vehe-mens & les humeurs bouillantes, dont le corps a toüjours befoin pourfes fonctions naturelles dans toute forte de temperament, eile employela faculte qu’eile a pour des actions vehementes & bouillantes des sensinterieurs, & la consume ä fuppleer par unc application extraordinairece qui manque de vehemencc & d’ardeur aux esprits & aux humeursdans ce temperament. Au contraire dans un temperament bilieux,oü cette vigueur corporelle est en un souverain degre , la faculte deTarne qui y a rapport vaque toute entiere aux actions de hardiesse , de'confiance , & de colere , que Tön void ordinairenient st vigoureufedans ce temperament.
Par la meme raifon tont ce qui peut alterer le temperament, com-me lc pays, Tage, la nourriture , les maladies, lesremedes, lcs'poi-sons , caufe de differens changemens ä Tefprit., non pas en lui four-cmploy^es nisiant des instrumens ou bien ou mal conditionnez, pour les actions ,aux choses mais en Toccupant extraordinairement, ou en le laissant agir avec li-dedehors berte dans les penfees expresies qu’il a pour les choses de dehors , lestadubes S ne Quelles fönt la mutiere des actions d’efprit Lc de Courage, que Tonsont occu-void etre differentes selon les differentes difpositions du corps.pees que C’est encore par cette raifon que Ton peut croire , que les enfans-,pour les q ü | jpont prefque point de penfees expresies pour les choses de de-fonctions ^ ors ^ f ont d ans une si, grande stupidste j. Lc que ce n’est point a caufcque les organcs du raisonnement rie sollt pas encore en leur perfection,mais que e’est parce que toutes leurs penfees fönt occupees ä la oon-duite des fonctions naturelles, Sc principalement de cellcs qui appar-tiennent aux fens Lc au mouvement , lefquelles font prefque les feulesactions pour lefquelles ils ont des penfees expresies les pentees , quiles occupent pour la conduite de la coction de la nourriture Lc pourfa distribui ion , qui ont eu befoin de penfees expresies aux premiersmois de la vie , commeneant a leur etre asses faciles a caufe de Tha-bitude, pour n’avoir plus befoin d’y faire reflexionj & que de meme,lorfqu’ils s’avaneent quelqtie peu dans Tage , la facilite , qu’.ilsont-äexercer les actions des sons Lc du mouvement , stiit qu’ils n’ont plusQiie ces oe penlces expresies que pour les- choses de dehors. Pour confirmer
Que lespenfees
fonctionsnaturellesaux en-fans.
penfeesne font
cetre penfee il y apoint fans quee il y a bien lon
r une particularite dans les entans qui a ete remar-tng temps , qui est , qu’ ils rient en domiant des les. . pre-