Band 
Tome second.
Seite
567
JPEG-Download
 

DE L’ÖDORAT. II. Par?t'ie; 567

tres grande superficie , & par ce moyen chaque particule puisse et retouchee par 1’air & par les rayons du soleil. Touc de meine le fing^ivise en mille partieules dans les vaisseaux du poumon , & distribue*j asl s Ies*membranes des vesieules, lefquelles sont touchees chacune"ks deux cotez par 1’air que l’on respire, recoit Timpreffion qui luie st necessaire avec une facilite qu’il ne sqturost avojr par aucuu autre^oyen.

Ee quatrieme Phenomene est, qu’il y a des odeurs si fortes , telles^^^ ,^e Tont celles de l’oignon, du vinaigre, du soufre allume , de resprit neSnitre , qu’elles n’agisient pas seulement fur 1’organe de l’OJorat,nez ont^ais qu’elles blesient au Isi les yeux. Ce Phenomene sembleroit faire une ty°-.v °ir le contraire de ce qui a ete dit dans 1’expHcation des Phenomenes^j'f P ar 'Ptecedens, & qu’il ri’est point vrai que lestnembranes du nez ont une p0U1 . f a ireP l 'opriete particuliere pour pouvoir et re ernstes par les odeurs, si 1’onscntir les-.j) e distinguoit pas les manieres d’emouvoir qui sont differentes, Ltoäcurs,strns ce qui caule une espcce de sentiment, Lc dans ce qui caule simple-^ent quelque sentiment; car on peut appeller ainsi les objets du Tou-5^er , si on les compare aux objets des autres sens : & il est vrai quesentiment que les yeux fouffrent des odeurs fortes, est un sentimentToucher pareil ä celui que la lumiere extremement claiveSt ra-ttaflcc cause fur k peau , &a celui que les" faveurs tres fortes, tellesS^e sont les acres , les falces, & les acides fort exaltees., caufent a lan^^^Peau qu’elles ulcerent. Mais comme la peau touchee par les objet ^ { e ou _la Vüe & du Gout, quand iis n’ont pas une activste extraordinaire- c her.

^nt violente , ne fast point connoitre les differentes fpecifiques des°qjets, les yeux touchez paries vapeurs odorantes, lorfqu’elles sont^stremement fortes, ne donnent point aufsi a connoitre les differentes, es odeurs, nuis sont seulement fentir en general qu’elles caufent une'-'■not ion , sans- faire connoitre la maniere particuliere deTemotion,laquelle consiste proprement la fensation des objets des quatreder-^rs sens. Et cela at rive (ainsi qu’il a ete dit) par la differente sicili'- par la fa-^ qui se rencontre dans les partieules des organes a etre ernstes par lcs clI ' te -ojets des sens-, comparce a-Ia force que les objets ont pour emou-^g rre° lr , & par les differentes difposicions que les partieules des" organes e 'mue pir-ä etre ernstes d’une ce rtaine maniere: car il est ai! e de conce- les odeurs.-;p n ', que la peau n’est point ernste par les objets de la Vüe & duout , que quand iis agissent avec une veh.emence extraordinaire , 6ch lle les yeux ne (ouffreot de la clo.uleur des odeurs, que loiffqu’ ellcs'

Une foree asses grande pour bleffer la delicatefle de leurs metnbra-es e xterieures, lefquelles n’ecant point 1’organe immedtat & fpecifi-^pde laVüe ne sont point emues par tout ce qu’il y a dans les odeursrk les siit etre l’objet du sentiment de 1’Odorat , quiptticuliere d’emouvoir , & qui ebranle tostjours leuroit qu'elle soit plus ou qu' eile soit moins-vehemente.

est une manierepropre organo,

Le