DE LA CONGELATION. II. Partie. 645
Je demeure neanmoins toüjours attache au Systeme que j’ai propo- Et celae dans le premier Volume de ces EJsais , oü je pretens que les causes confirmedu froid ne sone proprement que la privation des causes du chaud ,lue la cause de la concretion dans la glace n’est aussi que la privation avons du-d £ s causes de la fluidite , qui consistent dans le passiige continuel des bli duc ° r pufcules contenus dans la partie grossiere de 1’air, lesquels etant in-st oid »dj°duits entre les particules des corps humides, leur donnent une mo-. dite qui les rend fluides : car je suppose que fair etant templi d’unesi 1 ”^finite de corpuscules, qui sont les expirations de tous les corps, cha- j^fupprer-^Ue corps qui tranfpire regoit en meine temps de cette malle cfexpira- sion desdon des corpuscules pareiis ä ceux qu’il a perdus dans fexpiration , & corpuscu-'^Ue c’est par ce moyen que chaque chose se conserve dans son etre;' es ' ^ uilue ces corpuscules ont un mouvement actuel cause & entretenu par lac ^aleur du soleil , ou par quelque autre cause equipollente > que les tendentc °rpuscules, qui sortent par expiration des corps liquides, & que ceux les . cor P sWils regoivent en meme temps de la masie.de l’air , sont d’une figure ^ Uldes ’S^i les rend fort glisians j que par fabsence ou la foiblesie de ces cau-tes les particules des corps pousiees par la pelanteur de la partie subtilefair se joignent & se serrent , de maniere qu’clles sont la liaison'lui endurcit les corps liquides & les fait glacer, & est cause aussi dule trecislement que le grand froid produit dans la plüpart des corps 5 & ,es d; -P a r la raison que les corps occupant naturellement plus de place quand
fe remuent les uns parmi les autres, que quand iis sont tous en re- vement.P-ps, si est aife de concevoir que ce qui arrete ce mouvement, qui^datoit les particules, est cause que la plüpart' des corps se retrecissentmeme temps qu 1 iis fe glacent. Je suppose donc que la constri-ulion , que le froid produit , est causee par la pelanteur de la partied'btile de fair., qui cause la constriction qui fait la durete ; ßc que deseeme que la diminution du mouvement de ces corpuscules glisians,-P ll i sont dans la partie grossiere de fair , & qui paflent incesiamment :d^ns les pores de tous les corps, produit le froid, de maniere que laCe station de ce mouvement donne lieu a la congelation , parce que|We de ce mouvement,des corpuscules glisians les particules des corpsdquides ne peuvent avoir le mouvement dans lequel consiste leur fl.fi-d>te; tout de meme aussi les causes , qui peuvent redonner le mouve-^nt ii. ces corpuscules glissirns de la partie grossiere de fair, rendentparticules des corps la liberte de celui qui leur est necessaire pour ■etl ‘e stuides. C’est par
Cela etant suppose, je dis que parce qu' une pomme tonte glacee “ tte ra j-Welje est ne laisie pas de jetter dehors quelques unes de ces particules n° n ,omBasiantes, qui ont accoutume de s’echaper dans fair, quand an la plon- me glacee8^ dans feau , qui est plus dense que fair , ces particules ne pouvant plongeePstts sortir retournent dans la pomme, (ainsi qu’ il acte dit) & qu’en^"*J’®| lutemps dies donnent lieu aux corpuscules glisians, qui sont restcz
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