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,646 DE LA CONGELATI 0 N. 1 L Partie.'
dans 1’eau, & qui la rendcnt flui'de , d’entrer dans Ia pomme, y ctaWcomme attirez par le mouvement des corpuicules de meme espece q' J1rebroussent , & que cela fait que 1’eau., destituee de ces corpufcustsqu’ elle donne , perd sa fluidite & se glace autour de la pomme. Onpeut dire encore, que par cette meme raison le nitre regoit Sc atti®en quelque faqon ks corpuseules glissans de l’eau qu’il glace. II estdonc aisc de concevoir que la meme chose arrive ä la boule du thes'mometre plongee dans 1’eau y & auffi que ce qui produit la rarefactk 11dans la liqueur du thermoraetre , qui monte au Moment que la boustglace 1’eau qui 1’environne, est ce qui fait auffi degeler la pomme.
Que le 11 y a encore deux aut res e stets du froid asses furprenans, dont oiiverglas ne peut expliquer la caufe par ces meines hypothefes y le premier est sts’.utache vqi'glas, qui ne s’attache aux branches des arbres que pendant les frost sdu printemps: le second est le remede, que 1'expcrience a fait trouver?pour les parties du corps qui font gelees, que l’on fait degeler en st splongeant dans de 1’eau froide, ou en les couvrant de nege : car stverglas s’attache aux branches des arbres lorsque le printemps co®'mence a exciter une fermentation dans les arbres, qui donne aux paf'ties les plus subtiles de la feve un mouvement capable de la disposti'a une tranfpiration qu’elle n’avoit 'point au cceur de 1’hiver ; & cet®transpiration etant repoussee par la froideur & par la densite de l’f®'midite, que le brouillard ou le degel fait s’amasser fur les branches, ceretour des particules qui devoient tranfpirer attire dans 1’arbre les particules glissantes qui font dans 1’eau y ce qui est caufe qu’elle fe glace?etant privee de ce qui la rendoit flu’ide.
Par la meme raison , quand on plonge dans 1’eau froide une partisgelee , comme cette partie n’a pas encore perdu toute la chaleur , #corps qm eile tranfpire en quelque faqon, la froideur & la denstte de 1’eaUlonc ge- repousse au dedans ces petits restes de chaleur , lefquels etant une cha-Ices, en leur naturelle difpofent mieux les parties gelees ä se retablir, queles p!cm- routes les autres ehaleurs que l'on nourroit apvliouer, paree oue lade i’eau chaleur etrangere procurant la diffipation de ces petits restes de la chrleur naturelle, la partie se cangrene. Tout au Contraire , dans la brU-lure ce qui aide a la transpiration est tres utile , ■& 1’on void tous st sjours qu’approchant du seu les parties qui en ont ete legerem e nt of'fenfees , mais qui fouffriroient long temps de la douleur, sentent u»prompt foulagement, qui ne provient que de ce que l’empyreu® ereste dans la partie en fort Sc s’evapore ä la faveur de Ia chaleur dudehors , qui ouvre les pores que la brulure avoit resserrez , ainsi qu’i'paroit par les cloches ou pustules qui furviennent par le dessecheiuentde 1’epiderme que le seu avoit procure : car il n’y a point d’inconve*nient qu’une chaleur foudaine 8c vehemente puisse resserrer , &qu’ une chaleur mediocre seit capable d’ouvrir & de relächer inferi'blement.
On
& qu’onguerit lesparties du
froide;