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DE L’ ORIGINE
OPINION COMMUNE.
VITRUVE, GASSENDI, PALISSY, LE PERE* JE AN FRANCOIS.
J 'Appelle cette opinton , rOpmion Commune, parce qu il n’y apresque perlonne qui ne la fuive , sans autre raison que je fgache,linon qu’il y a de 1’aparence que cela est ainsi, a cause que les fon-taines sone plus fortes ä la fin de 1’Hyver quand il a ere pluvieux, qu’äla fin de 1’Ete quand 1’Ete a ere sec , 8c qu’ elles sont plus ou moinsfortelTelon que les pluyes ont ete plus ou moins grandes. Mais d’ex^-pliquer par le menu 8c en detail les moyens par lelquels cela se fair :c’est ce que personne n’a pris soin de faire ; 6c c’est pourtant ce. qu’iiy a de principal a considerer. Ne laiflbns pas neanmoins d’examinerces moyens quels qu’iis soient, & par ce qu' en ont dir ceux qui ontsuivi cette opinion, tächons de voir si ces moyens sont recevables.
Entre les Auteurs dont j’ai parle je n’en trouve que quatre qui ayent•suivi cette opinion Commune, fgavoir Fitruve^ Gajsendi , le Per e Fran~$ois , (fi Palijsy. , ■
Ce que j’ai rapporte de ces quatre Auteurs fait voir qu’ iis croyentque les eaux de la pluye traverlent'la Terre 8c y entrent par les ouver-tures qui sont fur les montagnes pierreuses , s’arretant aux iieux soli-des Sc nlbn fpongieux. Que les eaux des pluyes ßt des neiges s’amaf-senr dans'des Iieux creux lur les montagnes qui sont souvent convertesd’aibres , dont 1’ombrage conserve long-tems la neige , qui fe fondantpetit a petit s’ecoule infeniiblement par les veines de la terre , St queces eaux etant parvenues au pie des montagnes y produifent les fon-taines. Que les terres horisonrales laisient entrer dans elles toutes leseaux des pluyes, St que les penchsntes n’en laisient entrer qu'.une par-tie a proportion de leur pente. Que les eaux des fontaines Se des puitssont feulement des egoüts des pluyes qui tombent alentour St qui tra*versent la terre, ju ! ques ä ce qu’elles ayent trouve fonds , ians quoi-elles s’en iroient toüjours en bas jufqu’au centre de la Terre , & ne fepourroient jamais arieter; St qu’ il n’y a ni puits ni fontaines ou il n’yait dessous quelque flrre argiieufe , pierre , ardoife , ou mineral , quiretiennent les eaux des pluyes, quand elles ont paste au travers des tetrres. Ce sont les propres termes de ces Auteurs.
Rißexions fur VOpinion Commune .
I L e fi aiß de connoitre par ce que je viens de raporter^ qufis sont lesmoyens par lefquels ceux qui fuivent V Opinion Commune cfcyent que les
eaux cie la pluye peuvent etre la cause des fontaines , qui ne sont autres que
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