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Tome second.
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7§r DE L’ORIGINE

-premierement , 7 ? /’o» e» frare Jkneque £ 5 ? Lydiat apres lui , Ja

terre ne se laijse pas penetrer avec tant de facilite ,qu' on croit par Ja pluye.Ce que' Ja terre boit , dit ce Philosophe , efi peu de chose : car ou eile cßcleja Joumide , (fi alors eile refuse de boire Te qui lui vient au dela de cequ' eile a defire , cesont scs termes , ou bien eile efi seche , iß en ce cas eile*,retient (fi consume ce qu eile a bu , (fi cela efi conforme a notre experience :mais j’ajoute ä ce raisonnement les experiences qu' on fait tous Jesjours fur■cette Penetration de la terre. v '

L‘eau dont on arrose les arbrißeaux ou autres plantes qui sont dans descaißes , n'e penetre qu' avec peine le peu de terre qui y est , (fi je pourroisdire qu' eile ne la penetre point entierement j Von a beau y en jetter tous les *jours de nouvelle , on ne la voit point sortir par le fand de ces caißes , eile.demeure attachee aux parcelles de la terre qu eile a moiiillee ; (fi cette queVon continue d'y jetter ne fert qu' ct remmiller la terre de deßus qui s'itoitsechee par le chaud. (jre ne parle point de 1'eau qui paße quelquesois entrela terre (fi les cbtez des canßes quand il y -a long-tems qu' eile s nont ete ar-rosees , (fi que la terre s 'efi retiree d cause de la sechcreße , cela ne peut pass’appeller Penetration . )

Le mortier de terre que sont les magons limofins ^ a la campagne , (fiqu' iis tiennent releve en un moncequ , ne laiße point ecouler son eau quoiqu il en soit tout r emptis au contraire il la retient , (fi s'il vient ä se se eher» avant que d'etre employe , Von voit bien que ce nefl pas que 1'eau ait quit-ie la terre (fi qu' eile ait paße au travers , pource qu'^fOi voit que ce mortierse seche egaVement par toutes_ ses parties. Il en efi de meme de celui qui estemploye , dont on ne voit point que l'eau'coule le long des murailles quande lies sont fait es , ce qui pourtant devroit arriver , (fi cela est encore confor-me ä notre experience , mati en voici d'autres-.

Les mares qui sont dans la campagne , ou toutes les eaux d'alentour seviennent rendre , les gardent durant tout V Ete sans que la terre du fondsles boive.

Les foßez qui envirornent les terres labourabies les conservent de meme ^iusques a ce que le hafle les ait consumdes.

Une des plus gmndes peines des laboureurs est de deßecher les terres desplaines qui sont sur les montagnes , que les eaux noyent ; iis foni^our celade'profonds fillons qui iis traversent de longues tranchees (fi vuidanges pour, les conduire dans les mares dont nous avons parle , autrement leurs bledsseroient ou pourris ou gelez pendant Vhyver.

La terre n'est donc pas fi disposee a la penetration qu' iis pretendent ; (fiVon en pourroit donner une raison entre autres qui est aßez naturelle. ■ C'eftque depuis qu'il pleut.sur la terre , (fi principalement sur-cette qu'on a decoütume de labmrer (fi cultiver , 1'eau de pluye a entraine avec eile ce qu' ily avoit de gras (fi de delie dans cette terre , (fi l'a fait defeendre jusquesou la charrue l'a entamee , oü eile a fait une espece de courroi qui peut re-sister d la penetration.

Cest;

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