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Tome second.
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L'l o

D-E L’O R I G I N E

ment, jusques ä ce qu'elle sc soit rendue dans lä göutiere ou dansquelque autfe lieu en bas j oü eile se faic voir en abondarice.

JSfonde cette disposition für ce que j’ai vü que ceux qui fönt descanäux d’eauxfür la pente de quelque montagne ou colline , pour leurfaire tenir l’bau j ne mettent point de coürroi de glaste au cote par oüle canal touche ä la montagne , mais seule'ment a celui qui estaTop-pbsite 8c aux deux bouts j d’abord je trouvai celä etrange , m’imagi-nanrque la glaile qu' ils mettoient aux trois autres cotez feroit inutiles’ils läistöient celui-lä ouvevt & sans defense : mais apres y avoir bienpense, j’ai reconnu quec’est avec beaucoup de prüdence qtl’ils en ufentde la (orte: car tant s'en saut qu’il y ait lieu de craindre queTeau s’enaille parce cote-la , pource qu il fäudroit qu' eile remontät pour en-tfer dans la montagne , qu’au contraire c’est par lä meme que l’ondoit efperer que tonte celle qui tombera d’enhaut entrera dans Je canalSt le fera remplir davantage , Sememe ce feroit mal travailler si l'onmettoit du courroi en cet endroit , pource que les eaux en descendantpour entrer par lä dans le canal pousleroient le courroi avec la muraillequ' elles jetteroient dedans.

' Ce qui me porte encore ä etablir cette disposition de terre des col-lines, c’est qu' aux pays oü il y en a beaucoup , comme en quelques en-droits de la Bourgogne St de la Champagne St autres pays montueux,l’on voit qu’aux lieux bas oü ces collines se joignent & s’äsemblenf,il y a toüjours des ruisieaux qui coulent plus ou moins lelon que lespluyes ont ete grandes ou modiques 8c qui se fortifient toüjours encoulant. L’on ne peut dire precisement d’oü leur viennent ces eaux,puis*qu'on ne les voit pas couler visiblement du haut en bas de cescollines ; austi ne feroient-elles que des torrens qui dureroient peu:mais ces eaux etant entrees dans la terre de desius la colline , St nepouvant entrer dedans ä plomb, comme le veut le Pere Franqois, parla raison que nous en venons de remarquer , elles coulent entre deuxterres en se pouslänt ou s’attirant l’une l’autre jusques en bas, oü trou-vant quelque limon ou terre graste, elles fönt arretees 8t rendues visi-bles , faisant les ruisteaux que je dis qui coulent long-tems , ä cauleque ces eaux ainsi melees dans les terres fönt long-tems ä les quitterSt d defeendre : St enfin ces ruisteaux trouvent moyen de s’echapperentre le pie des collines , St se joignänt ä d’autres fönt quelque petiteriviere qui se va perdre dans une plus grande dont eile augmente. lecours. Que si ces eaux en descendant des collines ne trouvent pointde terre graste qui les arrdee , elles. descendent toüjours jusques ä cequ’elles entrent dans les sables qui fönt en bas , oü etant soütenues decette glaste universelle dont j’ai parle , elles coulent entre les pierres dutus , ou dans les grandes rivieres, ou dans des cavitez pierreuses sousquelque montagne oü elles demeurent jusques ä ce qu’elles en sortenten la maniere que je le ferai voir dans la suite. (Jette fagon d’ecoule-

ment