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Tome second.
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8 1 2 DE I/ ORIGINE

jointes qui s’y rencontrent, comme nous avons reriiarque, & sclon queles eaux croislent dans les Rivieres par l’abondance des pluyes & desneiges fondues qui continuent d’y tomber , dies s’elevent par deslüsles bords de leur lit, inondent Lc couvrent tomes les plaines, quelque*fois jusqu’au pie des montagnes ; & comme ces eaux font elevees,dies ont davantage de force pour entrer dans ce fable avec vitelle,tant par les cotez des bords du canal des rivieres , que par le deslusmeme des plaines inondees, ldquelles font la plufpart de terre fablon-neule & facile ä etre penetree par les eaux , & principalement parcelles-ci qui y font en abondance & qui pefent deslus : de forte qu’enpeu de tems dies remplislent tout ce fable , tous ces intervalles depierres , toutes ces cavernes & canaux qui font tant deslous les plainesbasies que deslous ces collines & montagnes, jufques au niveau du cou-rant des Rivieres ou de leur inondation & debordement.

Ces eaux entrant & s’elevant ainsi dans ce fable Lc dans ces pierres,montem fur ces lits de glaife qu’elles y rencontrent , entrent dans cesbasiins Lc dans ces goutieres , passent par deslus ceux qui font elevezen bosie & en pente , & le jettent de i’autre cote lelon la difposicionqu’elles y trouvent ; Et felon que ces debordemens durent long-temsces eaux ont plus de commodite de s’avancer dans ce fable jufques a cequ’ en s’eloignant de la riviere d’oü dies font parties, dies rencontrentdautres eaux qui leur viennent au devam, foit d’une autre riviere voi-fine , foit de la meme riviere qui va en tournoyant comme ellcs fontla plüpart , Lc ainsi ces eaux venam a fe joindre Lc le mettre de ni-veau Pune avec Pautre , tout le deslous des plaines Lc des montagnesfe ttouve rempli d’eau d’une grande hauteur felon que le lit de glaifedu fonds fe trouve plus enfonce , le fable plus profond , les canaux Lccavernes plus ipacieufesj Lc enfin felon Ia capacite de tous ces lieux-la,d’oü 1’air qui les remplislbit fe retire par en haut , par les pores de laterre, a mefure que ces eaux y entrcnr.

Les debordemens etant ceslez avec les pluyes, Lc les Rivieres dantretournees en leur premier etat, les eaux qui font entrees fous la terre,ne retournent pas de meme , la plus grande partie demeure enfermeedans ce fable , dans ces basiins de glaile , fur ces lits elevez, oü diesont rnomL, Lc par deslus lesquels dies ont passe qui les empeehe derevemr : meme cette glaife continue Lc universelle est fouvent inegaleen fon niveau , Lc quelquefois plus basse fous les montagnes que deversles Rivieres; Lc alors les eaux qui y font entrees y demeurent fans pou-voir retourner aux rivieres. Quelquefois eile est plus haute , Lc alorscomme eile a fa pente du cote des Rivieres les eaux y prennent leurcours, tk tout lc fable qui en etoit rempli s egoutte a la sin s’il ne fur-vient quelque nouvelle pluye qui failaut enfler les Rivieres le remplissecie nouveau : mais cet ecoulement vers les Rivieres ne fe fair qu’ avecbeaucoup de tems , Lc petit ä petit, tant a caule de 1’eioignement de

ces